A World Without Thieves

Voilà à quoi ressemble un film HK réalisé comme un film HK, c’est-à-dire sans fioritures inutiles, sans personnages qui en font des tonnes. C’est exactement un film comme les faisaient les Chinois il y a quelques années, avant de vouloir faire comme leurs aînés américains.

Dans A WORLD, nous faisons la connaissance d’un couple de pickpockets de haut vol. Ce ne sont pas des rigolos, mais de vrais professionnels, presque des artistes. Il n’empêche que le garçon (Andy Lau, encore plus beau que d’habitude) reste une petite crapule. Sa copine Rene Liu (DOUBLE VISION, 20:30:40…) en a d’ailleurs assez et sa morale lui dicte d’arrêter de voler les gens. Un peu pour se faire pardonner de Buddha, elle décide d’adopter comme frère un jeune garçon qu’elle a rencontré et qui veut retourner dans son petit village en ramenant l’argent qu’il a durement gagné. Le garçon est un peu faible d’esprit, c’est pour cela qu’elle veut le protéger, d’autant plus que le train qui les mènera au village du garçon est peuplé d’individus mal intentionnés, dont un autre voleur de haut vol.
Difficile de résister à la magie de A WORLD WITHOUT THIEVES. Vous avez ici du beau cinéma HK, touchant et expressif. Les personnages sont merveilleux, l’interprétation est véritablement poignante. Même si le tout peut paraître très naïf, on y croit à 100% et on vibre pour ces personnages à un point tel qu’on en verserait presque des larmes.

A cela il faut ajouter des scènes merveilleusement mises en scène. Les séquences durant lesquelles les personnages se livrent au pickpocket sont réalisées comme de véritables ballets, comme des scènes de kung-fu. Alors que l’intégralité du film se déroule dans un train, on ne s’ennuie jamais. On est passionné de bout en bout par ce qui se déroule à l’écran. C’est du cinéma sincère et honnête.