ANGEL 2 : LA VENGEANCE DE L’ANGE

Robert Vincent O’Neil poursuit la saga de sa prostituée Angel avec ce second volet qui débute quatre ans après le premier film. Redevenue Molly la sage étudiante, notre jeune fille poursuit à présent ses études de droit pour devenir avocate. Hélas, son ami le lieutenant Andrews, le flic qui l’a sortie de la rue (cette fois joué – brièvement – par Robert F. Lyons vu dans LE JUSTICIER DE MINUIT) est abattu par des malfrats. L’unique témoin est un vieux hippie aimant les paillettes, d’où son surnom de Johnny Glitter (un déjanté et cabotin Barry Pearl précédemment vu dans GREASE). Molly / Angel (cette fois campée par la débutante Betsy Russell qui par la suite se fera connaitre comme Jill, émule de Jigsaw dans SAW 3, 4, 5, 6 et 7) retourne dans la rue, reprend ses tenues moulantes, ses mini jupes en cuir et ses hauts talons pour enquêter incognito en compagnie de son ami le vieux cowboy Kit Carson (Rory Calhoun rempile) et de l’artiste lesbienne Solly (Susan Tyrell fait également son retour).

Dans la tradition des séquelles à destination des vidéoclubs typiques des années ’80, ANGEL 2 reprend les éléments ayant assuré le succès de l’original et en augmente la dose. Nous avons donc plus de personnages déjantés (mention spéciale à un Johnny Glitter fort drôle), plus de situations cocasses (le bébé adopté par Susan Tyrell et « baby-sitté » par deux travestis), plus de passages idiots (l’évasion de Rory Calhoun enfermé dans une maison de retraite),… L’action est également plus soutenue avec, dès l’entame, une fusillade bien ficelée (dans les limites de la série B) au son du « Why ? » de Bronsky Beat. Car, époque oblige, ANGEL 2 recourt joyeusement à la pop synthétique / new wave avec également quelques morceaux de Split Enz et le classique « Blind Vision » de Blancmange.

Bien rythmé, plaisant, avec quelques passages sexy et pas mal d’action parfois saignante, ANGEL 2 fonctionne sur le modèle éprouvé du film de vengeance. Dommage que le final, décevant, ne sombre dans le grotesque involontaire avec cet image d’un bébé promis à une chute mortelle et sauvé de justesse. Une scène qui aurait pu fonctionner si elle n’était gâchée par un montage approximatif et très peu crédible. Mais ce n’est qu’un menu bémol dans un ensemble globalement efficace et qui assure un spectacle tonique, amusant et rythmé. L’idéal pour une bonne soirée du samedi soir.