AppleSeed

Japon - 2004 - Shinji Aramaki

Contrairement à HAMMERBOY, également critiqué dans ce numéro, APPLESEED ne fait pas dans la dentelle en ce qui concerne les moyens mis en œuvre pour en mettre plein les mirettes aux spectateurs. Ici, visuellement, c’est la grande claque. L’intégration de la 2D dans l’environnement 3D est assez étrange et dérangeante au départ, mais on s’y fait rapidement et la gêne cède alors la place à l’admiration. Très vite, on remarque également la qualité de l’animation. Cette dernière s’éloigne radicalement de celle du cinéma d’animation traditionnel. Dans ce domaine, APPLESEED se rapproche énormément de ce que l’on a l’habitude de contempler dans les jeux vidéos. La transition est facile, mais, au fait, quel est le point faible de la très grande majorité des jeux vidéo… ? Hé oui, le scénario !

L’histoire de APPLESEED ne mérite sans doute même pas d’être résumée tant elle a été vue et revue des milliards de fois. Mais, bon, comme il faut remplir des pages blanches… Nous nous trouvons dans un futur éloigné, après une quelconque Guerre Mondiale. Comme les Hommes ne sont décidément pas raisonnables et ne font que de s’entretuer, on créé une sorte d’ordinateur super intelligent et super logique pour contenir les hommes. Ce dernier régule les envies destructrices humaines en obligeant les hommes à cohabiter avec des androïdes. Au bout d’un moment, le cerveau super génial se demande si, finalement, la Terre ne se porterait pas mieux si on éliminait les hommes pour ne plus garder que les androïdes.

Sur fond de cinéma grand spectacle, APPLESEED est assurément un divertissement impressionnant. Le problème est qu’il est surtout, et exclusivement, visuellement magnifique. En effet, en dehors de ses images et du grand spectacle qu’il nous propose, le film conserve un intérêt bien limité…


- Article rédigé par : André Quintaine
- Ses films préférés : Frayeurs, Les Griffes de la Nuit, Made in Britain, Massacre à la Tronçonneuse, Freaks