Before I Hang

Condamné à mort pour avoir pratiqué l’euthanasie sur l’un de ses malades incurables, le Docteur Garth obtient l’autorisation de poursuivre ses expériences sur le vieillissement en prison avant d’être pendu ! Avec l’aide du Docteur Ralph Howard, il parvient à utiliser le sang d’un prisonnier qui vient de mourir. Garth s’injecte le sérum et rajeunit. Le Docteur Howard lui demande alors de lui administrer également son élixir de jouvence. Durant la transfusion, Garth devine que quelque chose ne va pas et étrangle l’infortuné médecin ! Le crime est imputé à un prisonnier et Garth est gracié ! Ce dernier reprend ses activités à la grande joie de sa fille Martha. Garth convoque alors ses 3 anciens amis et leur demande s’ils désirent tester le sérum…
De son vrai nom Harry A. Grinde, Nick Grinde est né le 12 janvier 1893 à Madison dans le Wisconsin. Metteur en scène depuis 1919, il se spécialise dans le western durant le muet puis, à l’aube du parlant, se fait un nom en signant des thrillers. Nous sommes en 1940 et il faut souligner que le cinéma fantastique se donne à coeur joie dans le film de savant fou. Là, les Chaney, Atwill, Lugosi et Karloff s’imposaient dans des interprétations plus ou moins valables.
BEFORE I HANG est le troisième volet d’une trilogie avec en tête d’affiche Boris Karloff, vedette de THE MAN WHO COULDN’T HANG et THE MAN WITH NINE LIVES, tous deux signés par Grinde. Le scénario écrit par Karl Brown et Robert D. Andrew est captivant et donne la part belle à Karloff en scientifique aux cheveux blanc sombrant dans la peau d’un dangereux étrangleur…. A travers une orgie de meurtres, Karloff nous offre une composition jekylienne où le bien et le mal sont en combat perpétuel ! Sur fond de thriller et de science-fiction, on reconnaît la patte de Nick Grinde. Il est habitué à oeuvrer dans ce genre de films, auquel il apporte, avec une mise en scène parfaite, du punch et un style incisif. Le thème du savant fou créé durant l’Age d’Or fait encore ici sensation et on ne s’en plaint pas ! Boris Karloff évolue dans cette histoire taillée pour lui et peu importe si tout finit mal car avec Karloff en savant fou, dès le début, on sait comment cela va finir, de toute façon…