Face

FACE est un petit film d’horreur coréen plutôt sympathique (je crois que j’utilise un peu trop souvent ce mot) mais qui ne fait montre d’aucune originalité.
Dès le début de cette histoire, on comprend que le chef-d’oeuvre du mois, ce n’est pas pour ce coup-ci. A la manière du JU-ON THE GRUDGE 2, FACE accumule les scènes chocs éhontément empruntées à RING afin de créer une atmosphère qui fout les jetons. Résultat, au bout d’un moment, l’accumulation, la répétition, réussit à nous inquiéter et on commence effectivement à se dire que cela serait tout de suite mieux si on allumait la lumière.

Malheureusement, le réalisateur choisit précisemment ce moment-là pour effectuer un virage à 180°. Après quelques petites minutes qui flirtent avec la romance, FACE prend la direction du thriller à la SIXIEME SENS. Zut, ça y est, je vous ai révélé le final… Je vous promets que je voulais pas !

Le résultat est quelque chose de bâtard, avec film d’horreur plagiant RING durant la première demi-heure et thriller fantastique plagiant LE SIXIEME SENS durant les 45 dernières minutes. Finalement, on retient de FACE qu’il s’agit avant tout d’un film sans aucune inspiration originale. C’est assez dommage car son thème est plutôt sympathique (tient, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas dit). Le sujet du film tourne autour du personnage d’un homme dont le métier est de reconstituer, d’après leur crâne, les visages de victimes inconnues et mortes mystérieusement. Bien évidemment, l’un de ces crânes appartient justement à une fille qui a été assassinée pour que son cœur soit donné à la propre fille du gars en question et qui, “ça tombe bien”, souffre d’une grave maladie… Oui, bon, c’est vrai, tout ça semble également bien tiré par les cheveux, mais le film avait du potentiel… Dommage qu’il ne s’agisse que d’un sous-produit sans aucune ambition.