Jorng Wien

On critique souvent les Américains ou les Français parce qu’ils n’hésitent pas à refaire, remonter ou « améliorer » des films. On explique alors que c’est quand même une honte de remanier un film, une œuvre d’art. Un film est-il vraiment une œuvre d’art ?

Pour JORNG WIEN, la réponse est résolument… Non ! Les Thaïlandais nous présentent quelque chose qui s’y apparente mais ce n’est visiblement pas ce à quoi il ressemble à première vue, c’est-à-dire à un film, qui est censé retenir notre attention. La mode de la 3D est visiblement de retour, en Asie en tout cas.

Après le calamiteux THE PARK où chaque scène de terreur était annoncée en avance pour permettre au spectateur de chausser ses lunettes, voici JORNG WIEN qui adopte le même principe. Enfin, les auteurs de THE PARK avaient quand même jugé assez intelligent d’enlever l’avertissement visuel au bout de quelques secondes, peine que les auteurs de JORNG WIEN ne se sont pas donnée… Rapidement, on réalise que les fameux effets 3D sont tous les mêmes et qu’ils se limitent à rendre les branches des buissons menaçantes à l’occasion de longs travellings, brrr… Ridicule, pauvre, pathétique. Dans un tel contexte, on s’intéresse peu à l’histoire, d’autant plus qu’on se lasse rapidement de mettre, d’enlever et de remettre continuellement ses lunettes. On se dit qu’il est peut-être temps de s’intéresser un minimum à ce qui se passe réellement sur l’écran. Eh bien, sachez que le scénario est aussi ridicule que le reste avec une histoire de fantôme tout ce qu’il y a de plus classique. JORNG WIEN n’est pas seulement mauvais, il est surtout ridicule. Il fait pitié, un peu comme GO FIGHT, d’ailleurs… Pauvres Thaïlandais…