La Revanche de Robin des Bois / Le Défi de Robin des Bois

Grande-Bretagne - 1954, 1967 - Val Guest, C.M. Pennington-Richards
Titres alternatifs : Men of Sherwood Forest, A Challenge for Robin Hood
Interprètes : Don Taylor, Reginald Beckwith, Douglas Wilmer, Wensley Pithey, Barrie Ingham, Peter Blythe, Gay Hamilton, James Hayter

La Revanche de Robin des Bois est le premier film réalisé pour la Hammer en 1952 par Val Guest avant qu’il ne mette en scène LE MONSTRE et LA MARQUE trois années plus tard. Il signe ici un film honnête et sans prétention où notre héros doit sauver le Roi Richard, prisonnier en Allemagne dans un château. Déguisé en troubadour, il s’introduit dans la forteresse et est démasqué. Ses amis devront faire en sorte de le délivrer de même que le Roi Richard.
C’est Don Taylor qui campe ce Robin des Bois. Acteur américain né le 13 décembre 1920, il débute au cinéma en 1947 dans MEURTRES EN MUSIQUE d’Edward Buzell. On le verra aux côtés de William Holden dans Stalag 17 de Billy Wilder ou de John Wayne dans Les Diables de Guadal canal de Nicholas Ray. Il passe à la réalisation en 1969 avec l’excellent western 5 hommes armés avec Peter Graves et Bud Spencer. Puis, il met en scène Les Evadés de la Planète des Singes, L’Ile du Dr Moreau, Nimitz.
Mis en scène par C.M. Pennington Richards, ancien Chef Opérateur, le Défi de Robin des Bois est particulièrement mouvementé grâce au script nerveux de Peter Bryan (auteur des scénarii des Maîtresses de Dracula et du Chien des Baskerville). Ici, Robin des Bois est accusé du meurtre de son cousin et rejoint la forêt où il s’allie à des renégats afin de prouver son innocence. Barrie Ingham incarne ce Robin qui nous rappelle l’interprétation d’Erol Flynn dans la version de Michael Curtiz.
Ces deux films produits par la Hammer plongèrent dans l’oubli, écrasés par les réalisations horrifiques de Terence Fisher, John Gilling, Roy Ward Baker ou Freddie Francis. Seule la version de Terence Fisher Le Serment de Robin des Bois resta gravée dans la mémoire des cinéphiles. Ces deux films sont néanmoins à découvrir…


- Article rédigé par : Eric Escofier