Scarlet Letter

Corée du Sud - 2004 - Hyuk Byun
Interprètes : Suk-kyu Han, Eun-ju Lee, Hyeon-a Seong, Ji-won Uhm

Le piège, voilà le titre alternatif que l’on pourrait donner à SCARLET LETTER. Le film commence comme une sorte de thriller sombre plus ou moins érotique avec la découverte d’un cadavre dans une boutique photo d’une grande ville coréenne. Le cadavre a manifestement été battu au niveau de la tête avec un objet lourd. Qui est l’assassin ? Pourrait-ce être sa femme qui possède d’ailleurs un casier judiciaire ?
C’est une bonne question mais le problème est qu’au bout d’un quart d’heure, SCARLET LETTER délaisse son intrigue pour se concentrer sur les aventures extra conjugales du flic qui mène l’enquête…

Les problèmes de vie de couple des petits Orientaux embourgeoisés passionnent peut-être certains d’entre vous, mais, moi, leurs problèmes existentiels qui volent au raz des pâquerettes me passent au-dessus de la tête…
Au bout d’un quart d’heure, on se dit que notre beau flic a quand même une vie guère passionnante et on se demande bien pourquoi un producteur a dépensé de l’argent pour la mettre en images. Heureusement, pour une fois dans ce genre de films, on a une réponse, mais attention, elle se mérite.
Hé oui, il va falloir tenir le coup pendant au moins 105 minutes pour avoir droit à une scène absolument magistrale !

Bien sûr, je ne vais pas vous la raconter parce qu’il serait dommage de dévoiler le seul et unique intérêt de ce film. Sachez simplement que la séquence est très dure, particulièrement sombre et pessimiste. Le genre de scènes que l’on trouve dans les vrais thrillers noirs comme SANG POUR SANG des frères Cohen. Elle ne justifie peut-être pas de regarder tout le film, mais c’est quand même une belle récompense pour celui qui a réussi à tenir.


- Article rédigé par : André Quintaine
- Ses films préférés : Frayeurs, Les Griffes de la Nuit, Made in Britain, Massacre à la Tronçonneuse, Freaks