The man who feels no pain

Surya naît avec une anomalie génétique : il ne ressent pas la douleur. Cette particularité mettant en danger sa vie, son père l’enferme à la maison où il l’éduque. La seule soupape du jeune garçon est apportée par son grand-père qui lui amène des cassettes de films d’action. Élevé littéralement par ces films, il nourrit le projet de devenir Karaté Man. Fantasme alimenté notamment par la découverte d’un karatéka unijambiste. Une fois devenu adulte, il décide de devenir une sorte de justicier. Ayant perdu sa mère enfant, victime d’un gang il décide d’entrer en guerre contre ces derniers . Dans sa lutte, il finit par retrouver une amie d’enfance ainsi que son héros.

Film d’origine indienne, THE MAN WHO FEELS NO PAIN est un concentré d’humour, de référence, d’action, et de mouvement de caméra audacieux. Pure folie visuelle, avec ses ralentis, et des chorégraphies assez démentes, des personnages dignes d’un film de superhéros et une bonne dose de naïveté et de douceur enfantine, le film est une vraie petite perle. Réalisé par Vasan Bala (scénariste de THE MUMBAI MURDERS), c’est le second long métrage du scénariste indien.

Le film repose sur ses scènes d’actions mises en avant par des ralentis aussi aériens que le sont les combats, offrant même une certaine poésie quand ils sont convoqués pour exprimer les sentiments du héros. Évidemment, la mise en scène de Vasan Bala s’amuse avec ses ralentis et son montage à faire également de l’humour. Un ralenti peut survenir juste avant un coup infligé au héros qui le mettra dans une périlleuse situation ou simplement un évanouissement dû au manque d’eau. Car, ne ressentant pas la douleur, notre héros fait très attention à ne pas être déshydraté.

Abhimanyu Dasani incarne le héros. Il incarne une certaine naïveté et innocence dans son jeu, y compris dans la manière de se battre, assez gracieuse et envolée offrant ainsi des combats lisibles. À ses côtés, Radhika Madan incarnait déjà une jeune fille rebelle et combattante dans PATAAKHA une comédie sur deux sœurs passant leur temps à se battre. Sa manière de combattre est très différente du héros, mais tout aussi gracieuse, si ce n’est plus. La caméra met en valeur son intelligence au combat autant que son utilisation de n’importe quel accessoire de sa garde-robe. Ce duo devra affronter Gulshan Devaiah qui incarne le frère maléfique du karatéka unijambiste, aussi mesquin que diabolique possédant la juste dose de folie des grandeurs pour être un méchant délicieux à regarder.

Les amoureux des films d’action seront comblés par ce film, mais également les amateurs de films de super héros, de comédie ou encore, les cinéphiles nostalgiques des années VHS. THE MAN WHO FEELS NO PAIN est la preuve que le cinéma indien a beaucoup de choses à nous dire, reprenant le flambeau des films d’action provenant de Hong Kong.