Ultraman 2004

Japon - 2004 - Kazuya Konaka
Interprètes : Tetsuya Bessho, Kyoko toyama

Encore un Ultraman. Le héros symbiote gigantesque ennemi des vilains monstres nous revient dans une nouvelle mouture qui reçoit un make-over digne de “ C’est mon choix ”.
Le lieutenant Maki veut quitter l’aviation car son fils est malade. Il peut mourir très prochainement si la chance vient à manquer. Il a envie de passer du temps avec sa famille. C’est bien légitime. Mais voilà qu’au détour d’une dernière mission dans son bel avion de chasse, une lumière rouge l’agresse et tout le monde s’inquiète du crash et de la disparition du pilote. Pendant ce temps, une lumière bleue a également agressé un brave militaire qui depuis absorbe plein d’animaux et s’accapare leurs propriétés. Ce dernier est dangereux et s’échappe de la base où il était détenu. Vous admettrez volontiers que la situation est un peu limite-limite… Alors que faire ? Il ne faut jamais, au grand jamais, faire appel à l’armée. Non ! Vous tomberiez sur une bande d’incapables dénués de finesse. Il faut, avec la candeur et la décontraction de l’homme distingué, attendre le retour du lieutenant Maki qui, quand la situation l’exige, peut appeler/devenir Ultraman. Ce dernier se chargera du gros balourd mal costumé bien mieux que vous ne l’auriez fait. En vous remerciant, bonsoir.
Ce nouvel Ultraman passe à côté de la franchise malgré les éléments essentiels de la série et le boost agréable dans le domaine des effets spéciaux. Le costume d’Ultraman n’a jamais été aussi classe, le monstre est plutôt bien fait avec un mélange image de synthèse/costume archi-fouillé. C’est de l’Ultraman haut de gamme. Il conserve ses projections d’énergie lumineuse et s’en sort toujours à la dernière seconde avant que son énergie ne soit vidée. Le problème est qu’on ne le voit que deux fois, une première fois très succinctement, et la deuxième fois, plus longuement, dans un combat final assez réussi (le monstre absorbant des corbeaux pour se faire pousser des ailes est très bien vu). Le reste du film se concentre sur la vie de Maki, l’hôte symbiotique d’Ultraman dont tout le monde se fout. Sinon c’est sur Sara (la fiancée du monstre) dont on se fout aussi. Trop peu d’Ultraman pour un Ultraman. C’est dommage car si les priorités du scénariste étaient parties ailleurs, on aurait peut-être pu avoir un des meilleurs films de la franchise, les deux combats étant d’une qualité nettement supérieure aux autres films, sans parler des séries. Dommage d’être passé aussi près d’un si bel hommage.


- Article rédigé par : Raphaël Garcin