Wishing Stairs

Comme son nom ne l’indique pas, WISHING STAIRS boucle en fait la trilogie débutée par WHISPERING CORRIDORS et suivi par le beaucoup plus connu MEMENTO MORI.
Rien ne lie ces films si ce n’est le lieu de l’action et le thème principal. Chaque film se déroule dans un lycée de jeunes filles. Le thème du premier opus se limitait à une histoire de fantôme. Le second épisode reprenait ce même thème tout en lui ajoutant un côté dramatique avec l’amour réciproque mais impossible de deux jeunes filles. WISHING STAIRS se situe entre les deux. Le côté saphique est présent mais moins marqué. Par contre, le fantastique est bien plus présent que dans MEMENTO MORI.
Ce fantastique est incarné par un escalier donnant sur une sorte de parc. Cet escalier est composé de 28 marches. Une légende raconte que si une vingt-neuvième marche apparaît, on peut alors faire un vœu. Une lycéenne réussit à faire apparaître cette vingt-neuvième marche et décide de ramener à la vie l’une de ses camarades. Voilà donc le début de notre histoire de fantôme.
Malgré tout ce qu’on a pu en dire, WISHING STAIRS n’est pas aussi mauvais que cela. Il bénéficie des qualités que possèdent beaucoup de films coréens et qui permettent de le rendre tout à fait regardable. La photographie est vraiment belle et les passages mettant en scène l’escalier sont un pur bonheur visuel. Quant à l’interprétation, elle est excellente. Même si les personnages sont communs, les actrices réussissent à leur donner une réelle existence. Certaines sont même carrément attachantes.
Certes, WISHING STAIRS n’est pas passionnant, ni même véritablement effrayant. L’originalité n’est pas le point fort du scénario et le film manque également de rythme. Mais les qualités énumérées quelques lignes plus haut réussissent à en faire un petit produit fantastique bien ficelé.