Zebraman

Les super héros sont vraiment à la mode en ce moment et on nous en sert à toutes les sauces. Pour sa part, Takashi Miike choisit de nous présenter un surhomme dans la lignée de Bruce Willis dans INCASSABLE, avec un brin d’humour débridé en plus.

Nous faisons la connaissance d’un jeune professeur qui a bien du mal à s’imposer, que ce soit au sein de son travail à l’école ou même dans son foyer. Sa grande fille ne l’écoute pas lorsqu’il lui dit de rentrer plus tôt le soir et son fils, plus jeune, est la honte du lycée car son père est un instituteur qui manque cruellement de crédibilité.

Pourtant, ce jeune professeur rêve. Il est un fan absolu du héros d’une série télé qu’il regardait quand il était petit : Zebraman ! Le soir, il revêt sa combinaison de Zebraman et joue à être un super héros. Une nuit, il va même jusqu’à arborer son costume dans les rues et ce qui devait arriver arrive, il croise une jeune femme qui est en train de se faire molester par un homme portant un masque de homard… Hé oui, un masque de homard… Vous ai-je dit que les ennemis que Zebraman sont également issus d’une autre planète et qu’ils ont la ferme intention d’envahir la nôtre ?
On retrouve ici le grand Takashi Miike, celui qui est capable de nous présenter des personnages différents, entiers, extrêmes et terriblement attachants. Avec l’un de ses acteurs habituels, Takashi Miike créé un super héros tout sauf risible. Pourtant, on navigue constamment en zone Z avec ce Zebraman qui arbore un costume on ne peut plus pauvre. En réalité, c’est l’attendrissement qui l’emporte toujours.

Aussi tendre qu’il est, ZEBRAMAN est également un film complètement déjanté. L’ennemi au casque de homard n’est qu’une petite idée des événements farfelus que l’on rencontre dans le film de Takashi Miike. Ce dernier nous en donne d’ailleurs vraiment pour notre argent avec un final en feu d’artifice en matière d’effets spéciaux numériques incroyables.
Ceux qui aiment le cinéma de Takashi Miike peuvent donc, une nouvelle fois, y aller les yeux fermés.