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Val Lewton, Nancy Drew, Ulli Lommel, Flower and Snake, Leprechaun, Patrice Herr Sang, Marian Dora.

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Des Fleurs et des Vagues

Un texte signé Michaël Guarné

Nationalité
Japon
Année de production

1964
Réalisation

Seijun Suzuki
Titres alternatifs

Hana to doto
Interprètes

Tamio Kawaji, Akira Kobayashi, Naoko Kubo, Chieko Matsubara

Seijun Suzuki faisant dans la sobriété ? C’est en tout cas ce qu’on peut ressentir à la vue de ce métrage abordant le thème classique de la guerre entre gangs. Le film tend néanmoins plus vers le mélodrame que le “yakuza eiga” pur et dur à la Fukasaku de par la présence d’amours impossibles…
Car DES FLEURS ET DES VAGUES, c’est avant tout l’histoire de Kikuji, yakuza ayant pris la fuite avec Oshige, la femme qui allait épouser le chef de son clan. Se cachant dans le quartier tokyoïte d’Asakusa, cette dernière devient serveuse tandis que son amant travaille comme terrassier sur des chantiers. Les deux tourtereaux attendent tant bien que mal que la situation se tasse mais on n’échappe pas à son passé si facilement, et un mystérieux tueur à gages masqué à la Zorro est aux trousses de Kikuji…
Au premier abord, ce Suzuki semble être le plus posé, voire le plus sobre des 9 films sortis chez HK Vidéo. On pourrait qualifier la mise en scène de réaliste si on la compare à la plupart de ses autres œuvres. Ici, le réalisateur ne laisse pas de place à l’humour comme il a pu le faire dans ELEGIE DE LA BAGARRE. Il préfère à juste raison se concentrer sur le devenir de deux personnages qui s’aiment mais que tout sépare. Le ton est poétique mais le film n’est pas dénué de suspense pour autant. La situation devient même de plus en plus tendue au fur et à mesure que les policiers et les yakuzas à la recherche de Kikuji se font plus nombreux. Et l’assassin masqué finit par côtoyer sa cible sans s’en apercevoir…
En y regardant de plus près, on s’aperçoit que DES FLEURS ET DES VAGUES contient en fait tous les éléments qui font la force de ses autres films. Il emprunte à plusieurs genres par lesquels Suzuki est passé. On citera le mélodrame, le film de gangsters, de yakuzas, de vengeance… Notons également la présence d’une femme de caractère, autre particularité des longs métrages du réalisateur. Tout comme Yumiko Nogawa dans LA BARRIERE DE CHAIR et HISTOIRE D’UNE PROSTITUEE, l’actrice interprétant Oshige possède une grâce qui confère un charisme certain à son personnage. N’oublions pas non plus la composante sociale de l’œuvre, avec ces ouvriers sous payés bossant d’arrache-pied qui se voient impliqués malgré eux dans une guerre de gangs. Quant aux couleurs utilisées, elles s’avèrent moins bariolées que dans LE VAGABOND DE TOKYO ou LA MARQUE DU TUEUR. Mentionnons cependant le magnifique combat d’ouverture se déroulant lors d’un coucher de soleil, ainsi que la séquence finale au décor de studio enneigé.
DES FLEURS ET DES VAGUES n’est donc pas le plus fou des Suzuki. Mais si l’ambiance semble plus conventionnelle qu’à l’accoutumée, les cadrages et la narration sont toujours autant maîtrisés et Suzuki a su rendre attrayante une histoire a priori convenue d’avance…


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Article rédigé par Michaël Guarné

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