Au sommaire du numéro 37 de Sueurs Froides :
Val Lewton, Nancy Drew, Ulli Lommel, Flower and Snake, Leprechaun, Patrice Herr Sang, Marian Dora.

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La Hyène Intrépide

Un texte signé Michaël Guarné

Nationalité
Hong-Kong
Année de production

1979
Réalisation

Jackie Chan
Titres alternatifs

The Fearless Hyena
Interprètes

Jackie Chan, James Tien, Hui Lou Chen, Kuen Li

LA HYENE INTREPIDE constitue le deuxième coup d’essai derrière la caméra pour celui devenu l’icône de la comédie d’action. Un petit film vraiment classique dans son déroulement, avec un Jackie Chan qui cherche encore ses marques.
L’histoire est évidemment dans la norme du film de kung-fu traditionnel. Le grand méchant est présenté dès le début. Puis vient le tour des personnages de Jackie Chan et James Tien, l’élève et son grand-père expert en kung-fu ; la fougue et l’impatience caractérisant le premier, la sagesse définissant le second. Le vilain de l’histoire en vient à tuer le grand-père de Shing Lung (Jackie Chan donc). Bien entendu, ce dernier va tout faire pour venger son défunt maître…
S’il on doit néanmoins reconnaître une once d’originalité à ce métrage, elle se situerait au niveau des techniques de combats employées. Shing Lung se sert ainsi des différents stades émotionnels de l’être humain lors des affrontements. Le chagrin pourra notamment l’amener à tromper son adversaire, tandis que la joie créera un effet de surprise. A chaque émotion une gestuelle qui lui est propre, ce qui laisse entrevoir un panel de coups plutôt variés et bien amenés. Comme le titre le suggère, Shing Lung s’inspire également du règne animal lorsqu’il combat, le hurlement de la hyène ayant pour but d’effrayer son agresseur. Mimer les attitudes des animaux : un trait assez commun dans les productions de kung-fu, comme le rappelle LA MANTE RELIGIEUSE de Chang Cheh. Historiquement parlant, la boxe des douze animaux imite les poses typiques du dragon, du tigre, du singe, de la tortue, du cheval, du coq, du faucon, de l’épervier, du serpent, de l’ours, de l’aigle et de l’hirondelle.
De manière générale, l’adepte de kung-fu s’inspire du quotidien afin de créer son propre style, comme l’avait fait le personnage de Gordon Liu avec son kung-fu de l’échafaudage dans RETOUR A LA 36è CHAMBRE.
Question mise en scène, LA HYENE INTREPIDE n’est certainement pas ce qui s’est fait de mieux dans le genre. Jackie Chan utilise souvent des bruitages niais beaucoup trop amplifiés par rapport aux coups portés. Ses mimiques sont par ailleurs forcées, rendant certaines situations lourdes à supporter. Quelques combats abusent vraiment des pitreries de la star hongkongaise, comme celui contre les trois apprentis gangsters au début du film.
LA HYENE INTREPIDE est donc à réserver aux gros fans du réalisateur de POLICE STORY. Un film pourvu de quelques combats nerveux, mais qui accuse les défauts de style propre au genre et à son époque : personnages caricaturaux, environnement sonore inadapté, scénario bien trop léger…


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Article rédigé par Michaël Guarné

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