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Feast 3: The happy finish

Un texte signé Nassim Ben Allal

Nationalité
Etats-Unis
Année de production

2009
Réalisation

John Gulager
Interprètes

Clu Gulager, Diane Ayala Goldner, Carl Anthony Payne II, Juan Longoria Garcia

Chapitre final ( ?) de la saga, ce troisième opus tourné dans la foulée du second sent l’opportunisme à plein nez…et pourtant ! Suite immédiate de FEAST II, ce FEAST III s’inscrit dans la foulée folle et furieuse de son prédécesseur et, de part sa durée réduite de 75 minutes, empêche tout ennui de s’installer malgré d’évidentes redites.
Toujours coincés dans le village assiégé, les survivants sont sauvés par un mystérieux prophète qui semble avoir le don de contrôler les monstres. Celui-ci leur explique alors que leur seule chance de survie est de rejoindre ce qu’il nomme « la grande ville », en passant par les égouts. Mais dans ces boyaux, le petit groupe va vite s’apercevoir que les monstres ne sont pas le seul danger.
Pourquoi un troisième FEAST ? Sûrement pour de claires raisons financières (après tout, la franchise est produite par les frères Weinstein), mais ce qui est sur, c’est que le plaisir du spectateur demeure intact. Cet ultime FEAST revient à se servir une nouvelle part de dessert après un repas quelque peu chargé : ce n’est pas forcément une bonne idée, mais ça fait bien plaisir !
Combinant des éléments de culture populo-geek comme les catcheurs mexicains, les bikeuses lesbiennes (et quasiment nues), un karatéka baptisé Jean-Claude Seagal ( !) aux passages obligés du film de siège mais en les dynamitant systématiquement avec une férocité de sale gosse, John Gulager s’offre une fin grandiose.
Alors certes, ses gimmicks de réalisation rendent parfois les séquences d’actions difficilement lisibles, façon Michael Bay dans un abattoir, les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur des espérances mais ces quelques défauts mineurs n’entament en rien le plaisir coupable qu’offre la vision du métrage. Ne reculant devant aucun tabou pour offrir du neuf, du trash, du gore, bref, du divertissement sale, bête et méchant, le réalisateur et ses scénaristes s’en donnent à cœur joie et vont même jusqu’à créer un monstre amélioré issu d’un accouplement sauvage et non consentant avec l’un des membres masculins du groupe de survivants. Et ne parlons pas de la séquence de la tête avalée par le monstre…tournée en caméra subjective du point de vue de cette même tête qui entre par la gueule du monstre pour ressortir par son… .
Parfois répétitif malgré la volonté de Gulager d’illustrer chaque affrontement de manière différente, le scénario nous conduit dans un nouvel environnement, les égouts, et nous fait découvrir une population marginale, rappelant les meilleurs épisodes de la série animée FUTURAMA.
Hilarant et totalement décomplexé, réservé à un public averti, FEAST III se clôt d’une manière inattendue, totalement surprenante et délirante à l’image de ce qui a précédé. Et surtout, il faut regarder le générique chanté jusqu’au bout, comptine mexicaine reprenant les principaux éléments mythologique de la saga, pour se rendre compte de l’étendu du délire !


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Article rédigé par Nassim Ben Allal

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