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Val Lewton, Nancy Drew, Ulli Lommel, Flower and Snake, Leprechaun, Patrice Herr Sang, Marian Dora.

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L’impitoyable

Un texte signé André Cote

Nationalité
Hong Kong
Année de production

1976
Réalisation

Chi-Hwa Chen
Titres alternatifs

Shao Lin Mu Ren Xiang
Interprètes

Jackie Chan, Kam Chiang, Jang Lee Hwang, Kong Kim, Yueng Lung.....

Un des disciples de l’école de Shaolin, surnommé le « muet », suit un apprentissage douloureux. Il accepte de subir les épreuves, aussi dures soient-elles, et trouve un maître inattendu en la personne d’un prisonnier du Temple.

Avant d’être l’un des acteurs les plus connus au monde, Jackie Chan dû à ses débuts, se distinguer de son prédécesseur, l’incontournable Bruce Lee. A l’époque, les cinémas de tous les horizons faisaient leur deuil de l’artiste martial. Chan se donna alors pour tâche de se singulariser parmi les nombreux « clones » de Lee. On souligne, à cet égard, le nombre impressionnant de films dont le titre reprend les termes LA FUREUR ou LE DRAGON, ou ceux où l’acteur principal accuse un « faux-airs » (il suffit parfois d’être asiatique, brun avec une coupe au bol et le tour est joué) ou encore ceux dont la vedette est un certain Bruce « Le » (non, non, il n’y a pas de « e » qui manque pour celui-là). Une quantité d’œuvres d’exploitations que l’on regroupe désormais sous l’appellation « Bruceploitation ».
Ce L’IMPITOYABLE, sorti trois ans après la mort du célèbre créateur du Jeet Kune Do, s’inscrit dans cette démarche de démontrer les capacités du jeune prétendant, Jackie, tout en se différenciant des émules de l’artiste décédé. Ici, notre acteur, dont la renommée est encore naissance, élabore un personnage plus expressif que son aîné : inexpérimenté mais persévérant, adepte d’un humour bon enfant et doté d’un goût prononcé pour les acrobaties spectaculaires. L’intrigue se révèle très vite un prétexte pour que l’interprète puisse montrer l’étendue de ses talents, aussi bien sportifs que comiques. Nous assistons donc aux premières leçons du jeune élève muet, afin de devenir un disciple de Shaolin. Pour ce faire, les épreuves se multiplient, un peu à la moindre occasion, pour appliquer une nouvelle maxime dans l’entraînement par exemple.
De la sorte, le long-métrage a, de prime abord, des allures de catalogue : Jackie chaussé de plomb portant de l’eau d’une rivière au Temple, Jackie s’exerçant sur un arbre ou debout, en équilibre difficile, dans un petit bassin… Avant qu’un fil rouge permettant d’éviter la routine ne se construise, lorsque notre débutant en arts martiaux trouve un maître inattendu en la personne d’un mystérieux prisonnier du temple. Celui-ci lui inculque quelques rudiments qui l’aideront à se perfectionner. Avec l’apparition de ce nouveau mentor, le récit prend une autre dimension puisque les raisons de la captivité dévoilent les rivalités entre les sanctuaires et leur philosophie.
En conséquence, passée l’épreuve finale de Jackie (une scène mémorable qui le montre combattant des robots en bois tout le long d’un couloir), le récit a tendance à s’éparpiller en s’intéressant aux relations entre les maîtres du temple et le prisonnier. Les motifs de son emprisonnement font rebondir l’histoire en contraignant notre apprenti artiste martial à prendre parti au point de, tour à tour, défendre son mentor puis l’affronter. Le scénario, jusque là répétitif, devient élaboré, puisque des éléments introduits précédemment (les relations mentor/élève ou Jackie parmi les autres disciples) sont développés jusqu’à permettre la mise en place d’un climax. Malheureusement, le réalisateur se montre mal à l’aise avec les scènes dialoguées et cette seconde partie nous semble bien confuse.
Il est vrai que que la partie technique est déjà bien brouillonne dans sa première moitié, remplie de zooms frénétiques ou de raccords hasardeux. Néanmoins, on est enclin à se montrer indulgent. D’une part, ces effets sont typiques des expérimentations visuelles de l’époque. D’autre part, cette caractéristique se retrouve en adéquation avec le traitement comique requis par Jackie Chan. Ce type de réalisation s’avère juste en disharmonie avec l’apaisement de la second moitié du métrage, qui repose sur les dialogues. Toutefois, L’IMPITOYABLE se suit sans déplaisir, ne serait-ce que pour apprécier les premiers exploits de sa jeune vedette.


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Article rédigé par André Cote

Ses films préférés - Dark City, Le Sixième Sens, Le Crime Farpait, Spider-Man 3, Ed Wood


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