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Val Lewton, Nancy Drew, Ulli Lommel, Flower and Snake, Leprechaun, Patrice Herr Sang, Marian Dora.

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Doghouse

Un texte signé Quentin Mazel

Nationalité
Grande-Bretagne
Année de production

2009
Réalisation

Jake West
Interprètes

Danny Dyer, Stephen Graham, Emily Booth, Christina Cole

Au pays merveilleux du cinéma d’horreur, les zombies connaissent un succès massif depuis les années 2000, le genre a été propulsé grâce à quelques films marquants : 28 JOURS PLUS TARD, REC, bien évidemment les remakes de la trilogie des Morts Vivants de Romero, mais aussi grâce à une série : THE WALKING DEAD (et bien sûr le comics book à la base) ainsi qu’un film comique SHAWN OF THE DEAD. Ces œuvres ont bien évidemment donnés des petits.

Si SHAWN OF THE DEAD n’est certes pas la première comédie horrifique avec des morts-vivants, elle est british et développe un humour très particulier basé essentiellement sur deux points : une mise en scène originale et le fait de ne pas simplement faire dans la parodie mais de raconter une histoire que le spectateur prenne au sérieux. En somme une véritable comédie avec des zombies. Une marque de fabrique qui forcément va faire émulsion. Ainsi quand sort en 2009 DOGHOUSE on pense immédiatement à une sorte de sous SHAWN OF THE DEAD et peut-être que le film a souffert de la comparaison puisqu’il n’a pas connu un franc succès critique ni public.
Pourtant, DOGHOUSE a une vraie personnalité et une originalité qui ne doit pratiquement rien aux créateurs de SHAWN OF THE DEAD si ce n’est d’avoir ouvert la voie.

7 amis anglais décident de passer quelques jours au vert pour aider un des leurs à se remettre d’un divorce particulièrement pénible. Aucun d’eux d’ailleurs n’est vraiment talentueux avec les femmes, tous ont des difficultés avec leur couple, aussi veulent-ils fuir leur vie à travers cette aventure campagnarde chez la grand mère de l’un d’eux. L’idée de base était de boire, profiter des femmes des environs, et de passer de bons moments. Un plan qui va être légèrement contrecarré par un curieux virus qui transforme les femmes du coin en zombie affamées de chair masculine.

Si l’on pourrait y voir un énième film de zombie rigolo, ce n’est en effet pas le premier film anglais à se frotter au sujet, DOGHOUSE traite d’un autre sujet que simplement une histoire de survivalisme de sept idiots au milieu de nulle part. En effet, il s’agit ni plus ni moins qu’une guerre des sexes impitoyable où les hommes incapables de comprendre les femmes, fuyant leur problème de couple, décrit comme des « connards » égoïstes et lâches, vont être « punis » et devoir affronter leur démons durant un séjour en enfer. Une trame finalement beaucoup moins classique qui révèle une profondeur plutôt intéressante.

Jouant bien entendu sur tous les fantasmes masculins, ces zombies au féminins sont chacune caractérisée par une esthétique hyper sexualisé en lien avec leur travail ou un trait déjà manifeste chez elles avant que la transformation n’ai lieu. Ainsi la coiffeuse devient une nana hyper sexy tout de cuir vêtu ayant au bout des mains des ciseaux tranchants. La culture geek n’étant jamais loin, les références sont nombreuses, ainsi l’on peut voir dans l’une des zombies les caractéristiques d’une espèce de Xena la guerrière, une mariée trash sexy armée d’une hache afin de trancher les hommes en morceaux. Toutes les zombies ne sont cependant sexy, en effet les grands mères sont également dignement représentés transformées alors en horrible mégères et l’on a aussi une énorme bouchères munies d’un tablier ensanglantés qui n’a rien de rassurant. A croire que le virus les transforment finalement en la vision qu’en ont les hommes, réduisant ces femmes à des clichés sur pates misogynes. Des clichés qui bien sûr vont se retourner contre les hommes.

En digne représentant de la sous-culture geek, on a un casting assez emblématique de cette culture avec Noel Clarke qui s’est fait remarqué dans la série DOCTOR WHO, Lee Ingleby ayant joué dans HARRY POTTER ET LE PRISONNIER D’AZKABAN, et Danny Dyer qui a été à l’affiche de SEVERANCE, SKINS, et plus récemment THE DEVIL’S PLAYGROUND. Ce casting très british appartient à toute une génération de films et séries anglaises qui s’exportant et cartonnant chez les geeks de tout poil. Forcément le film s’adresse à eux. Ainsi la séquence où un petit groupe isolé et séparé des autres décident d’utiliser une voiture téléguidée pour communiquer avec leurs potes est forcément géniale puisque totalement dans cette idée de génération d’hommes enfants que montrait également SHAWN OF THE DEAD qui au bout du compte est l’histoire d’un type qui doit devenir adulte.

Assez drôle, DOGHOUSE fait rire par des blagues qui peuvent paraître grossières et misogynes à première vue mais qui tissent au final un portait plus complexe d’hommes enfants appelés à grandir, mûrir et faire face à leurs défauts afin de survivre tout simplement. Une thématique certes pas vraiment originale mais bien faite.
C’est une comédie qui enchaîne les gags et situations stressantes, l’action est menée tambour battant, si bien qu’on ne s’ennuie jamais et qu’il y a toujours quelque chose d’inattendu, de surprenant prêt à vous tomber dessus. Pas de frisson, mais des éclats de rires, des sourires, et une comédie bien faite, amusante, quelque peu enfantine mais sincère.

Au final, il est assez original à sa manière, en créant des zombies dotés d’une personnalité, même si elle est caricaturale. L’humour est bête et méchant mais croustillant et généreux. Il y a toujours cet aspect un peu social si cher aux anglais, et le côté loser des héros typique des comédies, le tout saupoudré de références qui feront plaisir à son public. Sorti directement en DVD après un passage à Gérardmer, il aurait sans doute mérité un plus large succès que celui qu’il a connu.


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Article rédigé par Quentin Mazel

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