|
|
Nationalité |
Un savant, le docteur Warren Chapin, découvre l’existence d’un parasite, qui ne peut être tué que par les hurlements…
The TINGLER ou LE DESSOSSEUR DE CADAVRES est un film réalisé en 1959 et une œuvre essentielle dans la filmographie de William Castle. Il est aussi le réalisateur de THE OLD DARK HOUSE (1963), de Mr SARDONICUS (1961) ou encore de HOMICIDAL(1961) et STRAIT-JACKET(1964).
Plus connu pour être le roi de la série B bon marché, il réalise, à partir de 1958, une série de films d’horreur, qui fait aujourd’hui sa légende, auprès de cinéastes aussi reconnus que Roger Corman, THE TRIP (1967) ou John Waters, réalisateur entre autre de CRY-BABY(1990) ou SERIAL MOTHER (1994).
Comme dans ses autres films, le producteur réalisateur joue avec le spectateur, transformant les salles de cinéma de l’époque en scène de théâtre; dès le début du film, Castle apparaît à l’écran, comme aimait le faire un autre grand maître de l’épouvante, Alfred Hitchcock.
Il tient à informer le spectateur transformé pour l’occasion en cobaye, que la peur qu’il va ressentir, sera celle de sa vie. Il conseille ainsi vivement de ne surtout pas se contenir et de hurler à pleins poumons.
Retenir ses cris de frayeur conduit tout droit dans les griffes de l’affreuse chose !
Voilà de quoi appâter un maximum de public et de faire d’une simple séance de film, non seulement une habile expérience de marketing, mais une expérience unique, hors du commun, non dénuée d‘humour: afin de renforcer l’aspect interactif de son film, notre roi de l’épouvante avait placé sous les sièges des vibreurs (le fameux percepto) qui s’activaient aux scènes clef du film. Cet aspect interactif était assez novateur à la fin des années cinquante pour être souligné! Il fait aussi de ce film l’un de ses plus célèbres…
Le TINGLEUR (en français «crispeur»), sorti tout droit de l’imagination de William Castle est un monstre infect qui se niche le long de la colonne vertébrale de ses victimes: il se nourrit de leur terreur: il renvoie tout droit au parasite immonde de SHIVERS de David Cronenberg (1975), mais il représente ce qui intéresse le plus Castle et fait l’objet de toute sa filmographie: la peur et ses mécanismes.
Ce qui donne lieu à des scènes d’anthologie, encore très surprenantes, comme celle où notre monstre s’en prend à une sourde-muette, gérante d’un cinéma de quartier, dans lequel sévira par la suite l’infâme parasite. Dans cette scène, du rouge vif vient contraster le noir et blanc du film et crée véritablement le choc émotionnel souhaité…
Dans la figure du savant fou, on retrouve Vincent Price, impeccable et qui s’en donne à cœur joie apparaît en quelque sorte comme le double du réalisateur. Il est ce savant fou fasciné par ce monstre qui matérialise nos émotions à la fois les plus archaïques et les plus profondes. Le cinéma de Castle se charge de rendre palpable la face la plus sombre de notre inconscient…
Au-delà de ce film divertissant et sympathique, aux effets spéciaux un peu datés et à la réalisation correcte mais sans plus, reste un œuvre unique et étrange : en effet, ce qui reste intact est cette volonté, rien de moins sadique, de faire de nous des cobayes à disséquer. Ce qui reste le plus marquant est donc le plaisir que semble prendre Castle lui-même à utiliser le cinéma comme moyen d’expérimentation, faisant du spectateur sa proie!
|
Cher lecteur, nous avons besoin de votre retour. Au choix : |
|
Vous appréciez notre travail, c’est important pour nous motiver à continuer. Merci ! |
=> Au-delà de notre site...
Article rédigé par Nattie Descamps
Ses films préférés -










