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Un groupe très religieux s’installe dans une petite région du far west, ce qui n’est pas du goût d’un riche propriétaire terrien, qui persécute les adeptes. Il a dans l’idée de récupérer les terres, coûte que coûte. Quand les pauvres cultivateurs refusent de vendre, Il va même jusqu’à tuer un homme, croyant que sa femme et son fils resteront seuls et désemparés. Mais malgré la souffrance, la veuve n’entend pas partir. Un jour, au beau milieu de l’hiver, arrive un tueur blessé qui s’effondre devant leur porte. La jolie veuve va le soigner, sans penser que son arrivée va complètement chambouler sa vie, celle de son fils et celle de sa communauté.
Randa Haines réalise ici un western au joli casting. Naomi Watts met ainsi son charme et son talent au service du film, incarnant la jolie femme qui tombera amoureuse de Johnny Gault, le fameux tueur. Le défunt David Carradine y a un petit rôle, celui du docteur de la petite bourgade proche, mais chacune de ses apparitions est marquante, grâce au charisme de l’acteur, et aux excellents dialogues qui lui sont offerts. John Noble est le propriétaire sans scrupule et, s’il n’est hélas pas beaucoup présent à l’écran, il incarne un méchant charismatique, délicieusement froid, avec un très grand talent ; le genre de méchant qui n’élève jamais la voix et qui en impose par sa simple présence ou son sourire glacial !
L’affiche et l’accroche du film font penser à une histoire traditionnelle de vengeance, où un pistolero étranger viendra sauver la petite communauté contre le vil propriétaire, comme par exemple, dans OPEN RANGE de Kevin Kostner. Si l’histoire suit à peu près cette trame, le film est en fait une histoire d’amour. Une très jolie histoire d’amour, même. Le Far West y est plutôt bien retranscrit, sale, boueux, avec de beaux paysages. Nous découvrons la petite communauté, que l’arrivée de Johnny Gault (terriblement charismatique grâce à l’acteur l’incarnant, Tim Daly) va complètement chambouler. Piégé et convalescent chez la jolie veuve, le tueur va découvrir la vie simple de ces gens, et tomber amoureux, au point d’abandonner sa vie de sang et de fureur pour la belle de son cœur et son fils.
Ainsi, les fusillades se font très rares, le métrage préférant s’attarder sur les rapports entre les différents protagonistes et leur évolution, et sur la rédemption progressive de l’ anti-héros. Après une pointe de déception quand on comprend que THE OUTSIDER ne nous offrira pas un western énervé plein de fusillades, on se laisse happer par la jolie histoire qui nous est offerte. Cela nous est permis grâce aux acteurs et au scénario qui est certes très classique et prévisible dans son déroulement, mais intelligent dans la manière dont il fait évoluer les personnages. L’histoire évite ainsi un trop vif revirement, et ne fait intervenir les méchants qu’à des moments clés.
Il y a tout de même quelques longueurs, et il est possible de raconter l’histoire dans son intégralité dès les dix premières minutes. Mais THE OUTSIDER n’en est pas moins un métrage agréable, parce que précisément, il nous change des westerns violents. Il propose en fait une sorte de version « far west » de WITNESS, où là aussi, un homme se cachait au sein d’une communauté très religieuse aux codes très stricts, auxquels il avait du mal à s’habituer. THE OUTSIDER n’est certes pas inoubliable mais il permet de passer un moment des plus sympathiques.
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Article rédigé par Yannik Vanesse
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