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Val Lewton, Nancy Drew, Ulli Lommel, Flower and Snake, Leprechaun, Patrice Herr Sang, Marian Dora.

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Durango encaisse ou tue

Un texte signé Patryck Ficini

Nationalité
Italie
Année de production

1972
Réalisation

Roberto Bianchi Montero
Titres alternatifs

Arriva Durango : paga o muori
Interprètes

Brad Harris, José Torres, Gisela Hahn , Maretta, Gino Lavagetto...

Le pistolero Durango (Brad Harris) récupère l’argent dû à ses clients. Le banquier Fergusson escroque ses débiteurs en exigeant un remboursement précoce qui les oblige à lui céder leurs terres, qu’il s’empresse de revendre pour s’enrichir. La rencontre entre les deux hommes va faire des étincelles !
Après la chute du péplum et le double avènement du western italien et du film d’espionnage à la James Bond, les stars musclées du cinéma populaire italien tentèrent de se reconvertir. Pas facile pour un body-builder de troquer ses sandales pour un smoking ou pour un stetson (comme le fit Gordon Scott sans grand éclat ). Pour un Steve Reeves, star absolue du peplum, qui joua dans un excellent EVADE DE YUMA, combien de tout petits films, westerns ou épouvante, pour Mickey Hargitay, par exemple ? Le cinéma bis italien était plus cloisonné qu’on l’imagine : peu d’acteurs étaient interchangeables d’un genre à l’autre. Dans les années 60, des vedettes de l’espionnite comme Lang Jeffries ou Ken Clark firent fort peu de westerns (et peu marquants, même si le dernier travailla pour Bava), et Anthony Steffen ou Gianni Garko ne jouèrent jamais les 007 (ou 077 !). A relativiser cependant : un acteur comme Richard Harrisson passa aisément du péplum au western, fit un peu d’espionnage dans les sixties, s’essaya plus tard sans succès au polar violent et fut enfin la vedette d’un érotique intéressant signé Joe D’Amato : SEX VAUDOU ! Encore que lui n’avait rien d’un colosse…
Brad Harris, Samson pour Frank Kramer, fut peut-être, avec l’incroyable Gordon Mitchell, le Monsieur muscle qui tira le mieux son épingle du jeu avec sa participation à la série germano-italienne des COMMISSAIRE X (en partie toujours pour Kramer/Parolini).
Accessoirement, il fut aussi le héros de westerns comme ce DURANGO ENCAISSE OU TUE. Affublé de rouflaquettes du plus mauvais effet, Harris n’a pas développé un look spaghetti comme on l’aime tant. Il a tout, physiquement, du héros classique à l’américaine, un peu comme Ken Clark lors de ses rares incursions dans le genre. Psychologiquement, il n’a cependant que peu à voir avec un héros sans tache, que l’on se rassure. Pour les fans, précisons qu’il est bien évident que ce Durango n’a rien de commun avec son homonyme de la géniale B.D de Yves Swolfs. L’artiste belge avait-il ce titre en tête lorsqu’il baptisa son héros corbuccien? Difficile à dire. C’est possible puisque ce nom ne fut à notre connaissance utilisé qu’une fois (à la différence de Django et compagnie) ; plus vraisemblablement, film et B.D s’inspirèrent de la ville américaine du même nom. Tout simplement.
Très correctement réalisé par Roberto Bianchi Montero, parfois décrié mais au fond assez efficace techniquement ( le giallo LA PEUR AU VENTRE était sympa aussi sur un mode très mineur), DURANGO ENCAISSE OU TUE pèche cependant par son scénario, facile et peu inspiré. C’est l’un de ces innombrables petits westerns chargé de personnages cupides qui s’entretuent pour de l’argent. A un héros sans relief, même si le job d’encaisseur fut peu usité dans le genre, s’ajoutent un comparse horripilant au possible (José Torres, sous Tuco avec accent mexicain) et un méchant sans aucune envergure. Les banquiers véreux, ça commence à bien faire.
Le problème de ce type de films vient aussi de l’absence totale d’émotion suscitée par ces desperados qui s’agitent pour la plus futile des raisons : le fric. Même si certains leur reprochent une certaine répétitivité, on peut préférer les films de vengeance, ou même les westerns Zapata, qui cherchent constamment à émouvoir, à tirer une larme au spectateur. Le meilleur western italien est peut-être celui-là, même si parfois l’un n’empêche pas l’autre.
DURANGO ENCAISSE OU TUE ne comporte quasiment pas de scènes qui mériteraient citation (une évasion de prison à l’aide d’un serpent, l’arrivée de faux lépreux en ville, et basta).C’est le calme plat.
Le cœur du fan ne battra guère à la vision un peu désabusée d’une oeuvrette décidément bien insipide. Mais évidemment, il sera bien content de l’avoir vu !


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Article rédigé par Patryck Ficini

Ses films préférés - Django, Keoma, Goldfinger, Frayeurs, L’Au-delà


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