Au sommaire de Sueurs Froides 37 :
Val Lewton, Nancy Drew, Ulli Lommel, Flower and Snake, Leprechaun, Patrice Herr Sang, Marian Dora.

Faites-vous plaisir et soutenez le site en commandant - Cliquez sur la bannière :

Si c'est déjà fait, continuez votre lecture avec...

La Secte des Morts-Vivants

Un texte signé Eric Escofier

Nationalité
Grande-Bretagne, Grèce, USA
Année de production

1976
Réalisation

Costas Karagiannis
Titres alternatifs

Land of the Minotaur, the Devil’s Men
Interprètes

Peter Cushing, Donald Pleasence, Costas Skouras

Réalisé en 1976 par Costa Carayiannis, LA SECTE DES MORTS-VIVANTS n’a aucun rapport avec une histoire de zombies. Ici, point de créatures monstrueuses. A la place, nous avons droit à une secte diabolique qui voue un culte sans borne au Dieu Minotaure. Le titre français est fort racoleur. A la sortie du film, le spectateur français était victime d’une supercherie alors que le titre américain était lui, plus proche de la vérité en affichant The Devil’s Men ou Land of the Minotaure.
Le scénario écrit par Arthur Rowe nous transporte au coeur d’un petit village grec où des jeunes gens disparaissent mystérieusement. Ils se retrouvent prêts à être sacrifiés sous la haute direction d’un grand prê-tre. Devant la totale incapacité de la police à résoudre l’énigme, le prêtre Roch part en croisade contre cette secte et anéantit tous les membres grâce à son crucifix et à de l’eau bénite !
Le film réunit à l’affiche deux grandes stars du cinéma fantastique anglais : Peter Cushing et Donald Pleasence. Le premier est le Baron Corofax qui est en vérité le grand ordonnateur de la secte du Minotaure. Donald Pleasence, quant à lui, incarne ce curé véritable chasseur de sorciers. Autant le dire tout de suite, Peter Cushing semble s’ennuyer profondément et ne prend pas son rôle au sérieux, tandis que Donald Pleasance tente de jouer la carte de “Van Helsing” dans une production fauchée.
L’histoire s’oriente beaucoup plus vers un documentaire sur la Grèce que vers un film d’épouvante !
La photo est granuleuse, terne. La bande son signée Brian Enos s’inscrit dans de la pop-music qui ne va vraiment pas avec la trame du film. Lors de la séquence finale, la destruction des sorciers se limite à des explosions. La petitesse du budget est flagrante.
Le dvd nous offre le film dans son intégralité, ce qui nous vaut quelques séquences inédites, sous-titrées en français. Elles s’avèrent malgré tout sans grand intérêt et se bornent à des discussions sans importance dans un bazar, une voiture puis un café.
Le film est aussi vite oublié qu’il est vu mais l’on se demande toutefois ce que nos deux acteurs sont venus faire dans cette galère…


Cher lecteur, nous avons besoin de votre retour. Au choix :
=> Pour rester en contact, abonnez-vous à la newsletter.
=> Pour soutenir financièrement notre éditeur Sin'Art, faites un don de 5 ou 10 euros.
=> Vous pouvez aquérir aussi pour 8,80 € le n°37 de Sueurs Froides au format papier

Vous appréciez notre travail, c’est important pour nous motiver à continuer. Merci !


Article rédigé par Eric Escofier

Ses films préférés -


Jetez un oeil à ce que font nos partenaires :