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Val Lewton, Nancy Drew, Ulli Lommel, Flower and Snake, Leprechaun, Patrice Herr Sang, Marian Dora.

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Monsieur Joe

Un texte signé Eric Escofier

Nationalité
USA
Année de production

1949
Réalisation

Ernest B. Schoedsack
Titres alternatifs

Mighty Joe Young
Interprètes

Terry Moore, Ben Johnson, Robert Armstrong, Frank McHugh, Douglas Fowley

Produit en 1949 par Merian C. Cooper associé à John Ford, voici ce “Monsieur Joe Young” (Mighty Joe Young) qui décrit les aventures d’un singe géant élevé en Afrique par Jill (TerryMoore), la jeune fille du propriétaire d’un ranch africain. Mais voici que le promoteur de spectacle Max O’Hara (Robert Armstrong) persuade la jeune fille d’emmener son gorille en Amérique afin de faire un show dans une boîte de nuit : “Le Golden Safari” ! Mais un soir, trois ivrognes enivrent le singe qui, dans sa fureur, dévaste le cabaret. Le gorille est alors condamné à être abattu. O’Hara et Jill parviennent à le faire échapper de sa prison. Avant de regagner le bateau qui doit le ramener dans son pays natal, Joe sauve des enfants prisonniers d’un orphelinat en flammes… La séquence est filmée en sépia, c’est-à-dire que l’on a utilisé un filtre qui donne une couleur marron/rouge (rappelons que le film est en noir et blanc à l’origine).
Le scénario écrit par Ruth Rose est adorable et touchant ! On ne peut que s’émouvoir au début du film lorsque la jeune Jill berce son petit gorille sur “Beautiful Dreamer”. Plus tard, dans le cabaret, la chanson sera jouée au piano par Jill au moment où le singe fait son entrée en la soulevant
Ernest Beaumont Schoedsack se retrouve derrière la caméra en compagnie de Willis O’Brien. Willis O’Brien s’occupe également des effets spéciaux et remporta d’ailleurs un prix décerné par la Royal Académie pour son Monsieur Joe. A ses côtés, il dispose d’une recrue de valeur, fervent admirateur du travail de son maître sur le KING KONG de 1933 : Ray Harryausen.
Après les fins tragiques des deux KING KONG qui voyaient les singes tour à tour périr en haut de l’Empire State Building abattu par des avions et se sacrifier afin de sauver un héros d’une mer déchaînée, MIGHTY JOE YOUNG, quant à lui, se termine sur une note optimiste ! Inoshiro Honda se servira d’ailleurs de cette fin moralisatrice pour son film de 1967 : LA REVANCHE DE KING-KONG.
Distribué par la R.K.O. MIGHTY JOE YOUNG sortit le 13 janvier 195O au Gaumont Palace et au Grand Rex à Paris. Malheureusement, le film ne rencontra pas de succès, ce qui est bien dommage car l’oeuvre possède d’énormes qualités, ne serait-ce que son final.


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Article rédigé par Eric Escofier

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