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Seven Murder For Scotland Yard

Un texte signé Yannik Vanesse

Nationalité
Italie, Espagne
Année de production

1971
Réalisation

José Luis Madrid
Titres alternatifs

Jack el destripador de Londres
Interprètes

Paul Naschy, Patricia Loran, Renzo Marignano

L’action se passe à Londres, dans les années 1970. La ville est ensanglantée par des meurtres atroces qui évoquent l’horreur de Jack l’Eventreur. Alors que de jolies femmes, et pas exclusivement des prostituées, sont poignardées et voient certains de leurs organes prélevés, la police s’intéresse à un ancien artiste de cirque au tempérament de feu et boitant, du fait d’un accident de trapèze. Certains indices, en effet, laissent penser qu’il est l’horrible meurtrier. L’homme, désirant se disculper, recherche l’assassin, aidé par quelques personnes qui croient en son innocence.

Cinq personnes ont participé à l’écriture de cette histoire, dont José Luis Madrid, le réalisateur de SEVEN MURDERS FOR SCOTLAND YARD.
José Luis Madrid est un scénariste et un réalisateur prolifique, qui a beaucoup œuvré dans la série B, mais ses films sont peu accessibles pour le public français. Cette coproduction italo-espagnole accueille aussi Paul Naschy, acteur connu surtout pour ses rôles de loups-garous dans un très grand nombre de films de qualités variables, mais où la prestation de l’homme est généralement inoubliable. Ici, il ne compte pas se transformer, puisqu’il incarne le pauvre Peter Dockerman, confondu à tort avec notre Jack l’Eventreur moderne. Paul Naschy a aussi contribué à l’écriture du métrage.

Dès les premières minutes de SEVEN MURDER FOR SCOTLAND YARD, le spectateur sait qu’il est dans un giallo. L’action suit en effet les pas du meurtrier, la caméra remplaçant le regard de l’homme. Il aborde une prostituée et la suit chez elle, la regardant se dévêtir, en une séquence qui apporte la sensualité indispensable à tout giallo. Cependant, SEVEN MURDER FOR SCOTLAND YARD reste relativement sage dans son déroulement. Dès qu’une femme retire son soutien-gorge ou sa jupe, la caméra cadre son visage, ou son dos , et bien qu’en gros plan et au couteau, les meurtres restent très modérément sanglants. Car, comme tout giallo qui se respecte, le film montre des meurtres à l’arme blanche, se voulant sadique, et fait des gros plans sur les chaussures ou les gants du meurtrier, attendant les dernières minutes du métrage pour dévoiler son identité.
SEVEN MURDER FOR SCOTLAND YARD est terriblement classique et prévisible dans son histoire et son déroulement. Si, pendant quelques minutes, le spectateur soupçonne le personnage de Paul Naschy, cela ne dure pas, car très rapidement, un protagoniste sort du lot comme nouveau suspect. La police n’est évidemment pas très compétente, mais elle apporte un peu de ce flegme nécessaire à l’ambiance londonienne de cette production. Si les acteurs ne sont pas phénoménaux, ils sont suffisamment bons pour donner vie à ces personnages, certes archétypaux, mais pas caricaturaux. La réalisation, elle-aussi, ne fait pas preuve d’imagination ou de virtuosité, mais reste très correcte ; elle ne dessert pas le film.
SEVEN MURDER FOR SCOTLAND-YARD n’est jamais ennuyeux. Il fait alterner actions, dialogues et meurtres avec une régularité suffisante pour que jamais le spectateur ne trouve le temps long. Et sur le plan de l’action, Peter Dockerman qui fait facilement parler ses poings dans les bars ou ailleurs, est facilement soupe au lait.
Le métrage est trop sage cependant, et trop prévisible pour sortir du lot du tout venant du giallo. Ainsi, si le spectateur passe un moment agréable devant cette œuvre, il oubliera rapidement le film, car rien ne surprend ou ne retourne l’estomac.


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Article rédigé par Yannik Vanesse

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