Au sommaire de Sueurs Froides 37 :
Val Lewton, Nancy Drew, Ulli Lommel, Flower and Snake, Leprechaun, Patrice Herr Sang, Marian Dora.

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Le Bras de la Vengeance

Un texte signé Mehdi Benseghir

Nationalité
Hong Kong
Année de production

1968
Réalisation

Chang Cheh
Titres alternatifs

The Return of the One-armed Swordsman
Interprètes

Wang Yu, Wu Ma, Liu Chia-liang, Tang Chia

Après avoir prouvé qu’on pouvait tuer un tas de types avec un seul bras, Fang Gang s’est mis au vert avec sa copine. Il joue au fermier en se disant que ça vaut aussi bien que d’être le roi de la bagarre. C’est sans compter sur huit types qui ont décidé d’organiser un tournoi de sabre. Ils veulent botter le train de tous les représentants de wushu du coin, y compris les handicapés, tout ça pour dire que c’est eux les plus forts. Evidemment çela ne plaît pas trop au one armed farmer. Mais il a promis à sa greluche de ne plus se battre et décline donc l’invitation. Heureusement les méchants ont des idées tordues et aucun scrupule ne les étouffe. Avec un scénario qui tient au dos d’un ticket de bus (tournoi + baston = bénéfices) Chang Cheh a décidé de faire plus : plus de violence, plus de sang, plus de morts… Et le lascar s’en sort bien. Avec ses bad guys aux noms improbables (Sans-Forme, Grande-Force,…) et aux arsenaux spectaculaires, avec un tas de figurants qui ne sert que de chair à épée, le grand Chang peut donner libre cours à sa vision très personnelle de la chevalerie. Le déroulement du film est ludique jusque dans le mépris de la vie d’autrui. On se croirait dans un jeu d’échecs grandeur nature où les pièces sont sacrifiées pour tromper l’adversaire et prendre l’avantage. Cela n’est pas sans rappeler les sentaï de notre douce enfance ou encore un bon vieux Dynasty warriors des familles avec fouillis et couleurs criardes. Les décors et les costumes sont à la fois soignés et factices. Les armes s’avèrent parfois outrageusement plastifiées. Cependant, le charme opère une fois de plus grâce au talent du réalisateur et à celui des interprètes qui s’y croient à mort (en même temps c’est leur boulot…). Une fois de plus Wild Side a fait un beau boulot et le frimeur du samedi soir pourra compléter sa connaissance des années Shaw grâce aux indispensables bonus où on voit un tas de vieux croûtons déblatérer sur cette époque bénie. On pourra aussi refaire la déco des toilettes avec les belles photos imprimables et aller voir sur le site le programme alléchant qui nous attend. A noter pour les nostalgiques la présence de l’inénarrable doublage français avec des gens motivés et sérieux. Largement dispensable mais c’est drôle au moins cinq minutes…


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Article rédigé par Mehdi Benseghir

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