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Val Lewton, Nancy Drew, Ulli Lommel, Flower and Snake, Leprechaun, Patrice Herr Sang, Marian Dora.

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August Underground’s Penance

Un texte signé Tom Flener

Nationalité
USA
Année de production

2007
Réalisation

Fred Vogel
Interprètes

Cristie Whiles, Fred Vogel, Shelby Vogel

Un jeune couple (Cristie Whiles et Fred Vogel) filme des scènes de sa vie quotidienne, entre autres, des scènes de torture et de meurtre.
L’intrigue du troisième film dans cette série culte est résumée dans ces quelques mots. En effet, présenté sous forme de journal-vidéo, AUGUST UNDERGROUND’S PENANCE n’affiche pas d’histoire cohérente. Les scènes (une soirée chez des copains, un concert, une promenade, finalement plusieurs scènes de torture) ne forment pas un ensemble cohérent à première vue, si ce n’est une progression chronologique du couple, et d’une dégradation mentale et physique, surtout de la fille.
Il n’est donc nullement surprenant que la mise en scène soit non-existante. Volontairement tremblante, l’image est censée recréer le journal-vidéo d’un couple. Ainsi, même si on fait un effort pour montrer les détails importants à l’écran, beaucoup se passe hors champ. Il s’agit là certainement d’une décision artistique consciente qui est aussi utile pour laisser à l’entière imagination du spectateur certains détails peut-être trop violents. Ceci minimise également l’obligation de devoir créer certains effets spéciaux. Quelle que soit la raison d’une telle approche, on ne peut nier la dimension réaliste (voire parfois trop réaliste) que cela donne au film.
Néanmoins, ce choix a aussi ses côtés négatifs. Tous ceux qui n’approchent ce film qu’avec sa réputation de film-sommet du gore en tête vont être sévèrement déçus. Pour chaque scène gore, on a droit à plusieurs scènes pas forcément intéressantes, et très souvent trop longues. C’est un peu comme regarder les home-vidéos de copains, qui souvent n’ont d’intérêt que pour les gens filmés. La scène où nos deux « héros » attaquent une famille entière dans sa maison, tuant les parents et le fils, dure une bonne quinzaine de minutes, et paraît être de plus en plus improvisée jusqu’à en devenir ennuyeuse. En plus, cette scène ne fait que rappeler deux autres films, supérieurs tous les deux, qui auraient bien pu servir comme inspiration à Fred Vogel : HENRY, PORTRAIT OF A SERIAL KILLER et C’EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS. Si le premier, très réaliste, n’utilise néanmoins pas la même approche, le deuxième, avec son tueur agissant consciemment devant une caméra, a quelque chose qui manque à AUGUST UNDERGROUND’S PENANCE : une évolution émotionnelle du tueur au cours du film. Une telle évolution crée non seulement une certaine empathie (sinon même de la sympathie) vis-à-vis de son protagoniste, mais force le spectateur à s’investir émotionnellement et moralement.
Même si Cristie Whiles et Fred Vogel font de leur mieux, les seuls émotions que leurs personnages vont susciter auprès du spectateur risquent d’être, soit de l’antipathie, soit de l’indifférence. Trop deux-dimensionnels, le couple ne montre aucune évolution psychologique. En effet, leur seule motivation semble être la haine contre la race humaine. Ainsi, quand la fille commence à souffrir des conséquences d’une mauvaise conscience soudainement découverte, le film se met à sonner faux. Ce changement, qui doit s’être fait quelque part entre deux scènes, n’est pas expliqué de façon satisfaisante. Tout de même, l’antagonisme que ce changement crée dans le couple enlève beaucoup de l’ennui qui a pu s’établir dans la première moitié du film.
LE point fort du film (comme de ses prédécesseurs) reste par contre les effets spéciaux. Fred Vogel était un instructeur à l’école d’effets spéciaux de Tom Savini, et ses créations dans ce film sont étonnantes, vue la nature indépendante du métrage. Hormis le fait qu’à cette époque-ci, tout film montrant des effets non digitaux est plus que bienvenu, ces effets ont fait la réputation de cette série. D’un réalisme effrayant, ils réduisent malheureusement l’impact des autres scènes qui en sont dépourvus, soulignant le manque d’intrigue engageante pour l’ensemble du film.
AUGUST UNDERGROUND’S PENANCE est ainsi un film le plus apprécié comme vitrine pour les effets spéciaux de Fred Vogel. Il faut néanmoins être conscient que l’ensemble du film risque d’ennuyer, et que probablement seul les fans inconditionnels de gore extrême vont se permettre plus d’une vision de ce film.


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Article rédigé par Tom Flener

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