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L’adaptation du comics indépendant Fuck My Son: A Tale of Terror, Issue One permet à Todd Rohal de donner libre cours à son imagination dans une parodie gore et débridée.
Une vieille femme kidnappe une mère et sa fille dans le but d’offrir à son fils, handicapé et puceau, une partie de jambes en l’air. Pour cela, elle n’hésite pas à menacer l’enfant puis à la brutaliser, espérant qu’ainsi la jeune mère se montrera moins réticente à écarter les cuisses. Mais une mère est prête à tout pour son enfant, et c’est précisément sur cette mécanique que fonctionne Fuck my son!


Une comédie trash et gore
Ce dernier débute avec une présentation, ou plutôt un avertissement. Sur la sexualité et la violence qui peuvent être présentes dans le long métrage, à la manière des annonces de sécurité dans les avions, mais avec une pointe d’humour noir très savoureux. Les spectateurs étant invités à utiliser des lunettes protégeant de la nudité ou au contraire, permettant d’en profiter.
Puis, nous assistons à une scène d’enlèvement digne d’un tueur en série, mais Fuck my son! bascule quand nous découvrons une vieille ferme isolée habitée par une vieille femme qui semble disposer d’une force surhumaine et son fils qu’elle garde auprès d’elle. Impossible de ne pas penser à Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper, Les Chouchous de maman de Charles Kaufman ou encore la trilogie X de Ti West. Bien sûr on peut aussi voir dans le rapport entre la vieille femme et son fils l’ombre de Psychose d’Alfred Hitchcock.
Fuck my son! pousse la parodie à son paroxysme. La mère est jouée par Robert Longstreet, un acteur masculin grimé avec une perruque et une paire de faux seins, ce qui est rapidement visible, quant à son fils, incarné par Steve Little, le maquillage l’enlaidit au-delà de l’humainement possible. Il est couvert d’une fausse peau pleine de replis et de pustules. Et au lieu d’une intimité normale, il y a un trou où se nichent de nombreuses choses toutes plus abjectes et répugnantes. Ce qui inévitablement provoque un vomi assez spectaculaire chez la mère de famille jouée par Tipper Newton.


Un long métrage polymorphe
Ce qui tranche avec l’aspect parodique et gore du film, ce sont les sections animées où l’enfant séquestrée et torturée voit les personnages de son dessin animé préféré prendre vie. Manière douce de projeter l’enfant dans un monde imaginaire plutôt que de subir la violence des adultes. Ces personnages constitués de viande forment en eux-mêmes une autre couche de comédie.
Enfin, notons la fin, qui se déroule en plusieurs parties, on pourrait dire plusieurs tiroirs, comme souvent dans les films d’horreur lorsqu’on croit que tout est terminé et que le méchant se relève une dernière fois. Sauf qu’ici, le réalisateur s’amuse avec justement toutes les fins attendues du genre, allant de plus en plus loin dans le burlesque et le ridicule, mais avec un sens si à propos du gore et du too much que ça en devient brillant.
Notons également le talent des comédiens, car beaucoup de rôles sont tenus par les mêmes, afin de donner cette impression de ne jamais échapper à l’horreur. Mais aussi donnant une petite idée de comment exploiter à son maximum les talents qu’on a à sa disposition quand on est limité par le budget.
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Article rédigé par Sophie Schweitzer
Ses films préférés - Le bon, La brute et le Truand, Suspiria, Mulholland Drive, Les yeux sans visage, L'au-delà - Ses auteurs préférés - Oscar Wilde, Sheridan LeFanu, Richard Mattheson, Stephen King et Poppy Z Brite










