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Un groupe d’hommes conduit par Mac Bryant et Merrisman font interruption dans un cimetière. Armés de crucifix et d’un pieu, ils sont bien déterminés à détruire à tout jamais le vampire Bellac, mais lorsqu’ils ouvrent son cercueil, ce dernier est vide!
Derrière le rideau de fer, un nommé Gordal, artiste peintre de son état, se prépare à partir pour les Etats-Unis afin d’y retrouver sa tante Cora Mayberry qui vit à Carleton. Mais dans le train, il est assassiné par un mystérieux personnage. A la gare, Cora accompagnée de sa fille Rachel, de son fils Mickey et de Tim Hanson accueillent Gordal qui est en vérité Bellac. Celui-ci a un comportement assez inattendu et s’enferme dans sa chambre ; il ne reçoit personne et installe son cercueil dans une mine abandonnée…
Un jour, le jeune Mickey retrouve son chat mort. Rachel rend souvent visite à son amie Jennie, une jeune aveugle, afin de lui faire de la lecture. Cette dernière sera la première victime de Bellac… Alors que les studios Universal et tout récemment la Hammer avaient placé le mythe du Comte Dracula dans un contexte qui lui convenait parfaitement (le gothique), les Américains excellaient depuis quelques temps dans une approche bien différente. Si l’on se réfère à BLOOD OF DRACULA, OLD MOTHER ILEY MEET THE VAMPIRE, notre célèbre Comte n’arpente plus les forêts de Transylvanie et n’habite plus son château médiéval. L’action se déroule donc dans un monde contemporain.
C’est aussi le cas dans LE RETOUR DE DRACULA, film au titre abusif puisque ce n’est pas le personnage crée par Bram Stoker mais une lointaine descendance arrivant tout droit d’un pays de l’Est… Ici, Bellac est ce vampire qui va terrorise une petite contrée. Après Lugosi, Chaney et Zucco, c’est Charles Lederer qui incarne ce seigneur dont les fameuses canines proéminentes sont absentes. Lederer est un acteur hongrois qui débuta sa carrière cinématographique en 1928 avant de l’achever dans des feuilletons télévisés. Malheureusement, sa prestation dans LE RETOUR DE DRACULA demeure faiblarde voire très fade.
On retiendra néanmoins quelques séquences assez réussies, comme celle du brouillard sortant de la tombe de Jennie, annonçant de ce fait son retour parmi les vivants…
Mais au final, LE RETOUR DE DRACULA ne marquera pas d’empreintes impérissables la longue filmographie des films de vampires. L’oeuvre de Paul Landres s’avère inférieure au VAMPIRE qu’il réalisa un an auparavant, et dont le scénario était beaucoup plus nerveux! On constate même que le film souffre d’un manque cruel de budget, notamment lors de la mort du vampire. C’est bien dommage, car le film possédait des idées intéressantes mais relativement mal exploitées.
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Article rédigé par Eric Escofier
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