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Les années 70 marquent le déclin de la Hammer. Le succès se fait rare et les producteurs ont du mal à suivre le genre horrifique. Cependant certaines œuvres comme La fille de Jack L’Éventreur parviennent à captiver les foules. Il faut dire que le célèbre tueur de Whitechapel continue de passionner les spectateurs, qui cherchent encore à résoudre le mystère de l’identité du Ripper.


La transmission du mal
Le film s’ouvre sur Jack L’Éventreur en fuite. Il se débarrasse de son déguisement avant de rentrer chez lui. Le spectateur se situe du point de vue de Jack. L’angle de vue change après que Jack tue violemment sa compagne. La caméra se fige puis bascule sur la petite fille se trouvant dans son berceau. À partir de maintenant, la mise en scène explique que l’histoire est celle de la fillette. Pour appuyer ce propos, Jack prend dans ses bras l’enfant et dépose un baiser sur sa joue avant de disparaître. Le mal est ainsi transmis. Le spectateur retrouve ensuite l’enfant devenu une jeune fille de 17 ans exploitée par une fausse médium.
Rapidement, la mise en scène introduit une impression de malaise autour d’Anna. Son regard semble perdu et elle apparaît craintive. Pourtant, un nouveau twist s’opère, anticipé par la réalisation. Vendue par sa maîtresse, Anna est seule avec un client. La caméra montre la jeune femme en filmant son reflet dans le miroir avant de se déplacer vers le lit. C’est une mise en garde, Anna n’est pas seule dans sa tête. Quelques instants après, l’avertissement devient réalité lorsque la personnalité d’Anna change, faisant d’elle une tueuse.
Le long métrage joue avec cette idée que Jack L’Éventreur est un démon capable d’infecter et de pervertir l’être le plus innocent. Il est l’incarnation du mal chère au docteur Loomis dans Halloween. Anna est montrée comme la dernière victime de Jack et un moyen pour lui de perpétuer sa légende.


Le trauma et la psychanalyse
Le métrage propose une lecture psychanalytique de l’histoire. Le docteur Pritchard lutte contre les charlatans en tous genres, du faux médiums aux spécialistes en psychiatrie. Ils sont montrés comme inhumains, n’hésitant pas à torturer physiquement et émotionnellement leurs victimes. En découvrant le premier meurtre de la pauvre Anna, le docteur Pritchard décide de devenir son tuteur pour l’analyser. Il veut comprendre ce qui pousse une personne à l’agressivité. Le traumatisme subi par Anna représente à ses yeux la clef pour finir son étude. Pritchard n’a pas tort, car lorsque Anna est éblouie par une lumière ou qu’elle reçoit un baiser, elle se fige. Dans son esprit, elle revit la mort de sa mère et la violence surgit. Une mécanique plutôt intéressante qui permet de créer la pression et l’attente auprès de l’amateur de frisson. Silent Night, Deadly Night reprend d’ailleurs cette même idée pour susciter la frénésie meurtrière de son protagoniste.
En dehors de la tension, le film propose une dénonciation de la psychanalyse, présentée ici comme une forme de contrôle. Le docteur Pritchard est prompt à critiquer ses confrères, mais il ne vaut pas mieux. Il teste Anna quitte à sacrifier une de ses femmes de chambre pour comprendre comment fonctionne sa folie et surtout comment la déclencher. AElledevient un outil à ses yeux et par la suite un objet de désir qui flatte l’égo du médecin. Celui-ci en laissant sa protégée tuer pour la science devient le vrai coupable, car contrairement à Anna, Pritchard a pleinement conscience des meurtres. Le mal l’infecte et au travers du pouvoir de la psychanalyse devient redoutable.
TEST DU BLU-RAY/DVD
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Éléphant film propose la fille de Jack L'Éventreur en version française et originale accompagné d'une galerie photo, de bande-annonce et d'une présentation de l'œuvre par Alain Schlockoff. Les + : une belle copie Les - : Un bonus sur Jack l'Éventreur aurait parfaitement complété l'ensemble. |
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Article rédigé par Faye Fanel
Ses films préférés - Chantons sous la pluie, The Thing, La maison du diable, Evil Dead 2, Fire walk with me... Ses auteurs préférés - JRR Tolkien, Stephen King, Amélie Nothomb, Lovecraft, Agatha Christie... J’adore le cinéma d’horreur et parler de mes nombreuses passions dans mes podcasts sur James & Faye ainsi que sur le site Les Réfracteurs.











