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Un an après CANDICE CANDY, Pierre Unia écrit et réalise une autre comédie érotico-porno franchouillarde qui brode de manière quelque peu satirique sur le féminisme et la révolution sexuelle.
Trois jeunes femmes prénommées Sabine forment un petit club et décident de s’émanciper en se passant d’hommes le temps d’une virée à Paris. Elles quittent leur campagne pour la capitale et entame un périple sensuel…Les hommes, eux, ne sont pas contents. Dès lors ils montent une opération commando pour récupérer leurs compagnes et les enlèvent avant de les déshabiller et de les « punir » pour leur impertinence. La situation se renverse grâce à une sympathisante qui, le fusil à la main, délivre nos Sabines et oblige les hommes à laver la vaisselle à poil. Non mais !

Nous voici reparti pour une petite production qui débute à la manière d’une comédie sexy pour, au fil de la projection, se concentrer de plus en plus sur les passages hard. Le problème, hélas, est que notre Unia ne sait pas s’arrêter. Il a une bonne idée (enfin une idée pas plus bête qu’une autre, surtout pour un porno teinté de satire) et qu’il l’étire sur près de deux heures. Dès lors, le spectateur finit par s’ennuyer. L’ensemble n’est pas non plus très équilibré : la première partie, plutôt axée sur la comédie et l’érotisme soft, amuse. La seconde aligne les passages hard sans beaucoup d’imagination. L’ensemble ne parait toutefois ni trop bâclé ni trop fauché. Unia varie les décors, les situations et se paie à nouveau, comme dans CANDICE CANDY, la participation de Laurent Voulzy à la bande originale. Le chanteur « au cœur grenadine » apparait même à l’écran, dans son propre rôle, pour jouer un petit morceau devant nos Sabines à poil.

Qui sont-elles d’ailleurs ? On débute par Danièle Troeger (alias Danièle Sue ou Marion White) en chef du « gang ». Carrière typique du hard de cette époque avec une quarantaine de titres dans la seconde moitié des seventies (FAIS MOI TOUT, LES BIDASSES ET LA BAISEUSE, L’INFIRMIERE N’A PAS DE CULOTTE,…toute une époque). A ses côtés, on voit une autre Sabine, jouée par Emmanuelle Rivière (LA CAGE AUX PARTOUZES) et puis Pamela Stanford surtout connue pour sa participation à pratiquement tous les films de prisons de femmes ou de naziexploitation français des seventies : ELSA FRAULEIN SS, TRAIN SPECIAL POUR HITLER, NATHALIE RESCAPEE DE L’ENFER, CONVOI DE FILLES,… Elle se recycle, en 1980, dans le gore rigolo de chez Eurociné (MONDO CANNIBALE, TERREUR CANNIBALE). Pour les hommes on retrouve l’inévitable gros engin de Gabriel Pontello, qui venait de débuter en campant le gynécologue de CANDICE CANDY. Dans quelques scènes le film flirte avec le polar de série Z option bikersploitation en présentant une bande de kidnappeurs en tenue paramilitaire avec motos et flingues.
Bref, comme beaucoup de métrages érotico-pornos de cette époque, l’ensemble possède un côté rétro et nostalgique appréciable qui permet d’oublier les faiblesses d’un film somme toute banal.
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Article rédigé par Frédéric Pizzoferrato
Ses films préférés - Edward aux Mains d’Argent, Rocky Horror Picture Show, Le Seigneur des Anneaux, Evil Dead, The Killer - Ses auteurs préférés - Graham Masterton, Christophe Lambert, Thomas Day, Stephen King, Clive Cussler, Paul Halter, David Gemmell











