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En 1993 et 1994, le public découvre les deux derniers chevaliers aux visages d’insectes, le sombre Kamen Rider ZO et l’écolo Kamen Rider J. Des chevaliers opposés, mais unis pour offrir du spectacle et un message d’espoir. Ces deux films sont importants car ce sont les derniers avant le décès de l’un de ses créateurs, Shōtarō Ishinomori en 1998. Cette perte est suivie d’une longue pause de six ans.


Capitaine Planète
Le spectateur trouve un terrain connu et plus lumineux avec ce deuxième moyen métrage. Celui-ci se concentre sur une vision animiste et écologique de l’univers de Kamen Rider. À la suite d’une série de catastrophes, un homme enquête dans la montagne accompagné par sa petite sœur. Malheureusement, la petite fille est enlevée par les serviteurs de la Frog Mother, une créature venant d’une autre galaxie. Koji, notre héros, est laissé pour mort. Les intraterrestres décident de le ramener pour en faire leur champion et 13ᵉ incarnation du Rider. Son but: sauver sa sœur mais surtout le monde de la destruction.
Derrière les costumes un peu kitsch et une intrigue construite comme un conte se cache un enseignement écologique. Le précédent film parle de la destruction du cœur du Japon et de sa population en dépression, celui-ci parle du corps. Pour que le pays se porte bien, il doit être fort intérieurement mais aussi extérieurement. L’écologie est un sujet important dans la culture japonaise, que ce soit au travers des films Godzilla ou bien encore dans l’œuvre de Miyazaki, la sauvegarde de la nature est cruciale.
La Frog Mother peut être vue comme l’incarnation de la pollution. Il suffit de regarder sa forteresse. Cette magnifique maquette évoque une usine crachant un nuage de fumée noire. Chaque déplacement détruit tout. Les héros et notamment les spectateurs doivent se battre pour protéger la nature mais surtout la jeunesse. Dans Kamen Rider ZO, l’enfant représente une solution, ici l’enfant est un sacrifice. Si personne ne réagit alors il n’y aura plus de futur. Kamen Rider retrouve ici son symbole d’espoir. Il est le héros qui lutte et inspire. Il rencontre souvent des situations difficiles mais il n’abandonne jamais. Cette construction du personnage passe par une écriture basée sur le conte initiatique. Au cours de son aventure, le protagoniste fait des rencontres, livre des combats. Il perd et apprend pour devenir plus fort.


La fin d’une ère
Kamen Rider se retire après ces deux films en inspirant une dernière fois les petits et les grands à se battre et à s’entraider. Ces deux moyens métrages, malgré quelques longueurs, sont très divertissants mais surtout très beaux. Il faut saluer le travail réalisé sur les costumes et les miniatures. On trouve beaucoup de détails qui mettent en valeur le côté héroïque de Kamen Rider tout en y ajoutant un brin de poésie. Une belle façon de conclure l’ère Shōwa et de dire adieu à Shōtarō Ishinomori.
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Article rédigé par Faye Fanel
Ses films préférés - Chantons sous la pluie, The Thing, La maison du diable, Evil Dead 2, Fire walk with me... Ses auteurs préférés - JRR Tolkien, Stephen King, Amélie Nothomb, Lovecraft, Agatha Christie... J’adore le cinéma d’horreur et parler de mes nombreuses passions dans mes podcasts sur James & Faye ainsi que sur le site Les Réfracteurs.


