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Sorti au mitan des années 80, Vampire vous avez dit vampire ? s’est imposé comme un classique culte de la comédie horrifique. Cette novélisation en constitue le pendant littéraire et suit, de manière très fidèle, le scénario de Tom Holland.
Dès lors, le spectateur familier du film n’aura guère de surprise à la lecture mais sera heureux d’en apprendre davantage au sujet des principaux protagonistes. Les auteurs augmentent également le quota de références en plaçant de nombreux patronymes en guise de clins d’œil (de « Christopher Cushing » à la Hammer). De petits ajouts amusants. La ressemblance de l’héroïne, Amy, avec une ancienne connaissance de Jerry le vampire n’est, elle, pas présente dans le livre, mais quelques brefs passages supplémentaires sont disséminés au fil des pages. Les connaisseurs s’amuseront à pointer les différences entre les deux médias tout en reconnaissant qu’elles sont de peu de conséquences sur le récit.
Pour ceux qui n’ont pas vu le film (qu’est-ce qu’ils attendent ? Cela reste une des meilleures comédies horrifiques des années 80 !), Vampire vous avez dit vampire s’intéresse à un jeune garçon, Charley, aux hormones bouillonnantes. Alors que sa petite amie va enfin lui dévoiler ses nichons, Charley voit son attention attirée par un étrange manège qui se déroule dans la maison de son nouveau voisin, Jerry. Divers meurtres et la présence d’un cercueil incongru finissent par convaincre l’adolescent : Jerry est un vampire et il a jeté son dévolu sur sa petite amie. Pour le combattre, Charley se résout à demander l’aide de Peter Vincent, comédien ringard et animateur d’une émission télévisée horrifique. Vincent se prétend un authentique chasseur de vampires… Mais le poltron comédien comprend trop tard que Charley ne plaisante pas…
Globalement, Vampire vous avez dit vampire apporte peu de surprises pour les amateurs du long-métrage, ce qui constitue à la fois la force et la faiblesse de ce bouquin. Il ne s’agit pas d’une version totalement ou largement différente comme peuvent l’être certaines novélisations, plutôt d’un « montage » alternatif : des éléments en plus, quelques éléments en moins… On revisite le récit sans être réellement surpris mais en appréciant le voyage.
De plus, quoiqu’il soit considéré comme l’inventeur du « splaterpunk », John Skipp ne se laisse guère aller lors des descriptions, lesquelles ne sont ni plus érotiques ni plus gore que dans le métrage, assez familial et grand public. Ce n’est pas un reproche mais cela peut surprendre : vu l’auteur, on eut pensé que la version littéraire allait constituer une sorte de « uncut » du film. Ce n’est pas le cas.
Pour l’anecdote, Tom Holland livra plus tard sa propre préquelle / novélisation avec Fright Night Origins.
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Article rédigé par Frédéric Pizzoferrato
Ses films préférés - Edward aux Mains d’Argent, Rocky Horror Picture Show, Le Seigneur des Anneaux, Evil Dead, The Killer - Ses auteurs préférés - Graham Masterton, Christophe Lambert, Thomas Day, Stephen King, Clive Cussler, Paul Halter, David Gemmell


