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Diplômé en droit, Pietro Francisci, s’oriente vers le cinéma et propose de nombreux documentaires dès les années ’30. A la fin de la décennie suivante, Francisci se reconvertit dans le cinéma historique. Il tourne ainsi quelques métrages à succès comme LA REINE DE SABA et ATTILA, FLEAU DE DIEU. Il relance le péplum mythologique en 1958 avec LES TRAVAUX D’HERCULE au point d’être considéré comme « le père du péplum ». Le film arrive dans les salles quelques mois après le ULYSSE avec Kirk Douglas dont il s’inspire évidemment. Heureusement, le producteur, Dino de Laurentiis, a donné suffisamment de moyens à Francisci pour rivaliser avec les productions hollywoodiennes.

Un grand spectacle populaire
Dès lors, le faste de l’ensemble fonctionne en dépit des évidents défauts du récit. Mais, à l’époque, les spectateurs ne firent pas la fine bouche. Enthousiasmés par les décors grandioses, la beauté des actrices et les muscles de Steve Reeves, ils transforment ces TRAVAUX D’HERCULE un triomphe. Le succès du film donne d’ailleurs le coup d’envoi d’innombrables aventures consacrées au demi-dieu, à commencer par le second volet, HERCULE ET LA REINE DE LYDIE.
Ce premier film s’inspire librement de la mythologie grecque sans se focaliser sur les fameux travaux. Hercule débarque à la cour de Pélias pour veiller sur son fils, Iphitos. Mais Pélias a jadis exécuter son frère pour prendre sa place sur le trône. Il s’est également fait voler la toison d’or. Hercule tombe amoureux de la princesse Iole et entraine Iphitos avec l’aide de Castor et Pollux puis d’Ulysse. Hélas, Iphitos, orgueilleux, suit le demi-dieu lorsque ce-dernier tente de combattre le redoutable lion de Némée. Si Hercule réussit à vaincre le fauve, Iphitos est tué. Le Roi demande alors à Hercule d’expier sa faute en supprimant un autre animal légendaire, le taureau crétois. Après sa victoire, Hercule se lance à la recherche de la toison d’or en compagnie des Argonautes.

Inégal mais agréable
En dépit d’un rythme inégal (certaines scènes trainent en longueur, d’autres auraient mérité plus d’approfondissement) et une intrigue sous forme de melting-pot mythologique, LES TRAVAUX D’HERCULE demeure un plaisant péplum fantastique. Les effets spéciaux ont vieilli mais restent acceptables et Mario Bava (aux trucages et à la photographie) assure une bonne tenue à l’ensemble tandis que les décors et costumes se montrent plutôt réussis. La scène la plus spectaculaire, la seule d’ailleurs dans laquelle Hercule démontre une force réellement surhumaine, figure sur l’affiche : le demi-dieu détruit un temple à l’aide de chaines !
L’interprétation reste, elle, quelconque, mais les muscles de Steve Reeves et le physique de Koscina sauvent l’essentiel. Le tout se suit donc plaisamment pour les amateurs d’aventures fantaisistes « vintage » : la mise en scène n’a rien d’exceptionnel et le récit reste convenu (les quelques scènes d’action manquent de punch) mais le tout possède un côté suranné appréciable. Le Cinémascope et le Technicolor rendent l’entreprise plaisante, ce qui explique son succès dans la Péninsule…puis dans le reste du monde. Acheté pour les Etats-Unis, il y a attire 24 millions de spectateurs dans les salles grâce à une campagne promotionnelle colossale, digne de nos blockbusters actuels : partenariat avec des fast-food, produits dérives et publication d’une bande dessinée de complément.
LES TRAVAUX D’HERCULE garde, près de 70 ans après sa réalisation, un charme indéniable du bon cinoche populaire à l’ancienne certes bricolé mais agréable à revoir les jours de déprime.
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=> La charge des Cosaques avec Steve Reeves
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Article rédigé par Frédéric Pizzoferrato
Ses films préférés - Edward aux Mains d’Argent, Rocky Horror Picture Show, Le Seigneur des Anneaux, Evil Dead, The Killer - Ses auteurs préférés - Graham Masterton, Christophe Lambert, Thomas Day, Stephen King, Clive Cussler, Paul Halter, David Gemmell


