Savage Weekend

Un petit garçon va passer le week-end avec son père, comme toutes les semaines. Pendant ce temps là, sa mère, sa tante, le compagnon de sa mère et deux amis s’en vont en week-end à la campagne, dans leur maison de vacances. Des événements malsains commencent à se produire, laissant entendre que les bouseux parmi lesquels ils passent le week-end sont de dangereux tueurs.

SAVAGE WEEKEND, réalisé en 1979, est le première film de David Paulsen. Il le scénarise, le réalise et le produit. Par la suite, il sera surtout connu pour avoir travaillé sur les séries « Dynasty » et « Dallas ». En effet, il produit 22 épisodes de « Dynasty », en scénarise 21 et en réalise 2. En ce qui concerne « Dallas », il produit 59 épisodes, en scénarise 45 et en réalise 4.

SAVAGE WEEKEND est donc le premier film de David Paulsen, et cela se sent. Le spectateur remarque en effet un certain amateurisme dans la réalisation et dans le jeu d’acteur, ce qui donne cependant un cachet intéressant au film, qui en ressort plus brut, plus honnête. L’histoire, très simple, suit un groupe de personnes confronté à un tueur en série, et évite les clichés habituel des adolescents en villégiatures, ce qui n’est pas pour déplaire.
Le problème du film, c’est qu’après une ouverture sanglante, SAVAGE WEEKEND se calme grandement jusque dans le dernier quart d’heure. Pas de meurtre, et, le groupe étant en week-end, il ne se passe plus grand chose. Du coup, David Paulsen s’intéresse à son ambiance, présentant des redneck ambigus pour laisser le spectateur dans l’expectative, mais ils semblent un peu forcés dans leurs réactions, et que les héros ne se méfient pas d’eux malgré leurs actes ou leurs paroles reste assez déstabilisant. Alors David Paulsen s’arrange pour déshabiller ses deux actrices le plus souvent possible, en règle générale sans véritable raison.
Le spectateur masculin ne peut certes pas s’en plaindre, Marilyn Hamlin et Caitlin O’Heaney incarnant des personnages peu farouches et étant un plaisir pour les yeux, mais là encore, difficile de ne pas avoir l’impression d’un côté forcé pour tenir le spectateur en éveil.
Nous suivons donc la caméra de David Paulsen, qui s’attache aux pas d’étranges bouseux un peu décalés, faisant des choses ou tenant des propos un peu malsain, ou le groupe de héros, entre envie de sexe ou provocation des autochtones, le tout avec de la musique très forte.
Reste donc, dans le dernier quart d’heure, un débordement de cruauté dans les mises à mort, avec certes des effets spéciaux sommaires mais une belle mise en scène, et une surprise dans la révélation de l’identité du tueur.
SAVAGE WEEKEND se révèle être un film assez court, mais malgré tout trop long, qui possède cependant de belles mises à mort (mention spéciale pour le meurtre à la scie sauteuse, certes prévisible dans son déroulement mais délicieusement cruel). Les meurtres, malgré des effets sanglants clairement amateurs, marquent donc agréablement les esprits. Le film de David Paulsen se regarde ainsi sans déplaisir, mais risque de ne pas rester dans les mémoires, du fait du peu d’événements entre l’ouverture et la clôture, même si l’on ne peut qu’apprécier sa tentative pour soigner son ambiance..