The Descent Part. 2

Alors que des équipes de secouristes fouillent le réseau souterrain dans lequel Sarah et ses amies sont censées s’être enfoncées, cette dernière parvient à rejoindre la route, blessée et traumatisée par ce qu’elle a vécu sous terre. En faisant à rebours le chemin qu’elle a fait à travers bois, les forces de l’ordre comprennent qu’ils fouillent la mauvaise grotte. A peine Sarah, amnésique, est-elle remise sur pied, que le shérif décide de l’emmener sous terre, espérant ainsi lui faire recouvrer la mémoire et comprendre ce qui s’est passé. Lui, sa coéquipière, Sarah et quelques secouristes professionnels s’enfoncent donc dans une série de grottes jamais explorées, sans savoir que des créatures assoiffées de sang y pullulent.

THE DESCENT premier du nom, était un film d’horreur claustrophobique et violent, écrit et réalisé par Neil Marshall. Pour cette suite, il cède la place à Jon Harris, dont c’est le premier film. Shauna Macdonald y reprend son personnage de Sarah, de même que la jolie Natalie Mendoza y incarne de nouveau Juno.

Tout spectateur européen ayant vu THE DESCENT, lisant les quelques lignes du résumé, sera très certainement perplexe. En effet, Sarah ne survivant pas à son expédition, comment pourrait-elle être de nouveau présente au début de cette suite ? Il se trouve qu’il existe un montage alternatif, fait pour le public américain, voyant le personnage incarné par Shauna Macdonald sortir de cet enfer sous-terrain. Cette scène, un simple rêve dans le montage européen, est donc considéré comme s’étant bien produite pour Jon Harris et son équipe. Faire des fins différentes selon les pays est déjà étrange, mais le fait que cette suite se base sur la fin américaine rend la conclusion originale du métrage de Neil Marshall obsolète, officialisant la survie de Sarah, ce qui est un peu déplaisant et perturbant.
Cependant, même si cela peut gêner, cela ne fait pas forcément de THE DESCENT PART. 2 un mauvais film. L’histoire, en soit, est intéressante. Simple tout comme l’était son modèle, elle a le mérite de débuter immédiatement après le premier, et de donner une bonne raison à ses protagonistes d’aller sous terre. De plus, en faisant de Sarah une amnésique à cause de son traumatisme, les personnages ignorent tout de la menace tapie dans l’ombre, ce qui fait d’eux des proies non préparées – bien qu’une sorte d’ALIENS sous-terrain aurait eu son charme.
Mais il est difficile de trouver crédible le fait que les secouristes acceptent d’emmener avec eux, dans ce qui a tout l’air d’être une expédition très périlleuse dans un environnement à haut risque, une blessée à peine sur pied, un shérif bedonnant refusant de se défaire de son arme, et sa coéquipière qui n’a jamais fait d’alpinisme. Certes, il n’est pas nécessaire de respecter une réalité des plus strictes, mais ce manque de crédibilité dessert le film.
Neil Marshall, dans son film, avait su jouer sur la claustrophobie et, bien avant que les créatures n’attaquent, le spectateur était oppressé, suffoquant avec les héroïnes. Si Jon Harris n’a pas à ménager de suspense quant aux monstres – toujours très bien faits – , il n’arrive hélas jamais à rendre son film sombre et éprouvant. Jamais le spectateur ne se sent confiné ou écrasé. Alors il faut attendre les diverses attaques et espérer que le gore et la violence rehausseront le métrage. Et, si les créatures apparaissent rapidement, et si le film est aussi violent que sanglant, ces scènes sont plus grotesques qu’autre chose, la faute à des effets gore moyennement réussis.
Le métrage se laisse suivre sans déplaisir, mais à côté de la réussite qu’était son modèle, difficile de ne pas être un peu déçu.